Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Le juste milieu dans la Mishna de Rabbi Yehouda Hanassi

Pourquoi éviter les extrêmes, et comment le Rambam fait du chemin du milieu un commandement de la Torah.

43 min

Rav Shaoul David Botschko

Ensuite : Mishna 2 : la tête flottante et le juste jugement, 45 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Ouverture et lecture de la Michna

Chavoua tov, Arav. Chavoua tov. On est très content de vous voir. On va tout de suite partager le texte. Arav, vous avez dit que vous vouliez ajouter d'autres choses sur la Michna, ou qu'on passe au chapitre ? On va passer au chapitre, je ne me souviens plus. On va faire la nouvelle Michna. Perek Bet, Michna Aleph.

Les deux premières Michnayot. Le grand Rabbi qui a écrit les Michnayot. D'abord, je ne vous ai pas dit bonjour à tous. Bonjour à tous. Bonne santé à tous. Que des bonnes choses pour tout le monde.

Ça, c'est la deuxième partie de la Michna.

## Le chemin que l'homme doit choisir

Donc, une Michna extrêmement riche de Rabbi Yehouda Hanassi, qui nous enseigne quatre enseignements. On va commencer par le premier. Quel est le bon chemin que l'homme doit choisir ? Alors il nous dit: « Tout celui qui est une espèce de courant de gloire pour celui qui l'a fait, petit fer est l'homme, min ha-adam, et une gloire des autres personnes. »

Qu'est-ce que cela signifie ? Alors, selon notre habitude, on va voir le grand Rabbi Ovadia mi-Bartenoura, qui habitait à Bartenoura. Je vois mal. J'étais ce matin à 7h30 faire un examen des yeux, et alors les...

Puis ils sont encore là, alors je ne vois pas encore très bien. Alors Rabbi Omer Cheyibor, Cheyibror, bon, ça, c'est simple. Alors, il explique le Bartenoura, ça lui est agréable. C'est très intéressant, l'explication. Enfin, les paroles de Rabbi, telles que nous les voit Rabbi Yehouda Hanassi.

Eh bien, parce qu'on aurait pu imaginer que le chemin droit, c'est celui qui plaît à Dieu et celui qui plaît aux hommes. C'est-à-dire qu'il faut faire attention de faire des choses que les hommes peuvent comprendre, et puis être en accord avec Akhotej Maroku. Ah bon, ce n'est pas comme ça qu'explique le Bartenoura.

C'est une gloire pour celui qui le fait. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'il est bien avec cela, et que les hommes se plaisent de ce qu'il fait. Alors il explique le partenariat: quel est le chemin qui convient à l'homme lui-même et qui convient dans ses rapports avec autrui.

Alors il explique une chose très intéressante. On va le lire dans les mots, mais on va d'abord le dire par oral, et en rappelant un enseignement du Rambam. Vous savez qu'on a 613 commandements, et il y a le commandement 611.

Dans la Torah, ça commence par la mitsva de... pour vous. Ensuite, toutes les mitsvot de la Torah, en particulier dans les livres à partir de Chemot, ce sont les livres où il y a beaucoup, beaucoup de halakhot. Dans Béréchit, il y en a très peu. Et puis nous avons les deux dernières halakhot, les deux dernières halakhot, celles de Vayéléh, c'est celles qui sont là

pour qu'on n'oublie pas la Torah. C'est le rassemblement du peuple, et puis c'est d'écrire un Séfer Torah. Mais la dernière des mitsvot, avant ces mitsvot-là, c'est un pasouk. Pas tout le monde la comptait comme mitsva, mais le Rambam la comptait comme mitsva. Parce qu'a priori, lorsqu'on dit le verset, ça n'a pas l'air d'une mitsva. C'est marqué là-bas que, dans les bénédictions, si tu vas dans le chemin d'Hachem, tu auras toutes les bénédictions.

Alors, le mot pour aller dans le chemin d'Hachem, c'est: tu iras dans ses voies. Il y a ici un commandement positif de marcher dans les voies d'Hachem. Qu'est-ce que c'est, marcher dans les voies d'Hachem ? Alors, le Bartenoura rapporte ici cet enseignement. Il donne un exemple.

C'est lorsqu'il va aller dans toutes les qualités, et dans le chemin du milieu, et qu'il n'aille pas dans un des extrêmes. Si il est très avare, pour lui c'est bien, il a beaucoup d'argent.

Les gens ne l'admirent pas, pour être avare. S'il est généreux plus que ses possibilités, les gens qui en reçoivent de lui, eh bien, le loue, disent: quel type extraordinaire, il est fantastique, quelle générosité !

Ce n'est pas bien pour lui. Il devient pauvre à cause de cela. Mais la mesure de générosité qui est moyenne entre l'avarice et puis le...

Enfin, de tout distribuer. Alors, il a de quoi vivre, il ne lui manque de rien. Et d'un autre côté, les gens aussi sont contents avec lui. Pourquoi ?

Et les gens le louent, qu'ils donnent comme il faut donner. Le Rambam nous explique que ce que dit ici Rabbi, tel qu'il a expliqué le Bartenoura, c'est un commandement positif que l'on apprend devant l'Arta Bidracha. Que le bon chemin...

...et d'aller au milieu. Il ne faut pas être colérique, et puis il ne faut pas être non plus indifférent. Il faut être quelqu'un qui a des sentiments, quelqu'un qui réagit, mais pas quelqu'un qui va perdre le contrôle de lui-même. Ce qui est intéressant, il y a ici quelque chose de très important.

C'est que le Rabbi nous dit que le bon chemin, c'est un chemin qui est aussi bon pour toi. C'est-à-dire, le Rabbi nous enseigne ici qu'on a le droit de penser à nous-mêmes. Vous avez le droit de sortir, d'avoir des choses qui vous plaisent, etc. Tout ça, c'est permis. C'est être bien avec soi.

Il ne faut pas être qu'avec soi. Ça revient un petit peu à cette Michna qu'on avait dit, selon différentes explications qu'on a pu donner à cette Michna-là. Donc, c'est un enseignement fondamental de Rabbi Yehouda Hanassi: d'aller dans le chemin du milieu. C'est bon pour toi, parce que tu ne vas pas tout perdre. On ne te demande pas de faire des choses qui sont au-delà de tes possibilités, au-delà des possibilités humaines, mais d'un autre côté,

on te demande d'être quelqu'un qui pense à autrui, qui pense aux autres. Alors, dans le cas de la générosité, c'est bien d'être quelqu'un qui est capable de donner de manière généreuse, mais sans exagération. Et c'est ainsi pour toutes les qualités de l'homme, comme celle de la modestie, comme celle de se contenter.

De se contenter, ça ne veut pas dire de peu, mais ça veut dire de ce qui est nécessaire. Donc, ne pas exagérer en rien, ni dans un sens, ni dans l'autre. Alors ça, c'est une gloire de vivre comme ça. Parce que c'est bien d'être bien avec soi et d'être bien avec le monde, avec l'univers. D'ailleurs, on verra dans la Michna Beth

Rabban Gamliel, elle, va nous dire un enseignement qui va ressembler étrangement à celui-ci, à propos de Yafet al-ha-Torah, mais en attendant d'arriver là-bas. Alors ça, c'était pour la première partie de l'Michna.

— Oui, je vous écoute. J'ai deux questions. La première: est-ce qu'on peut, selon ce que vous avez expliqué, aller plus loin, plus haut, avec le ha-adam, avec le hé... ? Est-ce qu'on peut dire que chez Ivor Loha Adam, dans son ensemble, c'est-à-dire pour que je sois bien, mais pas qu'une partie de moi-même, elle a tout l'ensemble ? Je signe votre explication, je l'achète, …

Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim

Dans la même série

Étude des enseignements de Pirké Avot, mishna après mishna.

  1. 6
    Aimer le travail, fuir le pouvoir : la Michna 3 de Pirké Avot
    Comment se tenir face aux autorités : nécessité du rapport, vigilance, et écoute de sa propre conscience.
    37 min
  2. 7
    Pirké Avot 1, 11 : le danger des paroles
    Rabbi Yehouda Ben Tabaï met en garde contre des paroles mal pesées, et le Rav Botschko en tire des leçons sur la mesure dans l'enseignement.
    45 min
  3. 8
    Hillel : si je ne suis que pour moi, que suis-je
    Le Bartenoura lit la Michna de Hillel : équilibre entre soi et autrui, et ce qu'il dit de la khoumra.
    47 min
  4. 9
    Avoir un maître et trancher les doutes
    Pirké Avot 1,6 : se choisir un maître pour lever ses doutes, et le piège des paroles inutiles.
    45 min
  5. 10
    Le juste milieu dans la Mishna de Rabbi Yehouda Hanassi
    Pourquoi éviter les extrêmes, et comment le Rambam fait du chemin du milieu un commandement de la Torah.
    En cours de lecture
  6. 11
    Mishna 2 : la tête flottante et le juste jugement
    Pourquoi la Mishna affirme que celui qui a noyé sera noyé, et ce que signifie juger favorablement autrui.
    45 min
  7. 12
    Pirké Avot 2:4 : ne pas remettre l'étude à demain
    Trois explications de Rabbi Yéhouda HaNassi sur « ne dis pas ce que tu ne peux pas faire entendre », et ce que cela enseigne sur l'étude.
    47 min
  8. 13
    Les cinq disciples de Rabbi Yochanan Ben Zakai
    Qualités de Rabbi Eliezer ben Hurkenous et Rabbi Yehoshoua ben Hananya, et ce que leurs maîtres disaient d'eux
    46 min
  9. 14
    Les cinq élèves de Rabbi Yochanan ben Zakaï dans Pirké Avot
    Rabbi Eliezer ben Hurkenos : respecter son prochain, se garder de la colère et faire techouva.
    46 min
  10. 15
    Rabbi Elazar Ben Arakh : étudier, répondre, ne pas se laisser entraîner
    Trois conditions pour réussir l'étude de la Torah : y consacrer du temps, approfondir, et ne pas être accablé de soucis.
    42 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav