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Le pouvoir des noms divins et de la définition

Pourquoi nommer une chose lui donne la vie, et comment le nom Elohim cache la bonté de Hachem.

52 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Les secrets de la terre d'Israel 6 - (Machon Meir) - Rav Yoel Ben Haroch, 48 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Hachem () ! Aujourd'hui, nous allons expliquer le sens des pères et des fils en prenant comme référence la paracha de Vaéra, la paracha de la semaine. Pourquoi ai-je choisi précisément de développer ce thème aujourd'hui ? Tout simplement parce que je ne vous ai pas vus depuis le début du livre de Chémot, et il me semble important de comprendre, en tout cas de développer ce sujet concernant Chémot.

Chémot, les noms, sont un élément primordial dans le judaïsme. Vous savez que le livre de Béréchit est tellement élevé qu'il est de l'ordre de la tête, c'est-à-dire d'une pensée intérieure. Conséquence: on n'arrive pas encore, dans le livre de Béréchit, à définir le sens même pour lequel le monde a été créé. C'est-à-dire qu'on n'arrive pas à comprendre, en lisant le livre de Béréchit, ce que le Créateur veut dans sa création.

C'est pour ça que les lettres intérieures du mot Béréchit sont Roch. C'est au niveau de la pensée, donc c'est un niveau encore très lointain, qui n'est pas encore abouti, qui n'est pas encore compris par le monde d'en bas. Alors on avance, et dans le deuxième livre, on a déjà des noms: Chémot.

À partir du moment où je donne un nom à quelque chose, ou à quelqu'un, j'ai déjà une définition. Donner des noms, ça veut dire commencer à parler, à traiter, à définir le but même de la création. Donc le but de la création va commencer à se réaliser dans le livre de Chémot, sous la forme du don de la Torah au Mont Sinaï, qui n'était pas encore donné dans Béréchit, qui n'était pas encore dévoilé dans ce monde.

Pour plusieurs raisons qu'on ne va pas développer maintenant, l'une d'entre elles étant que la nation n'existe pas encore, n'est pas encore apparente. Alors que dans le livre de Chémot, on nous définit en tant que nation. Il y a donc encore ici une définition, d'où l'importance des noms. À partir du moment où je définis quelque chose, où je donne le nom à quelqu'un ou à une chose, à un objet, eh bien je donne en réalité la vie, le potentiel de vie de la chose ou de l'être.

La Guémara nous dit que l'un des tests que le premier homme a subis, c'est que HaKadosh Baroukh Hou a fait passer devant lui des formes vivantes, et il devait les nommer. Qu'est-ce que ça veut dire les nommer ? Ce n'est pas inventer un nom: quand il a vu une forme qu'il a appelée para, la vache, c'est qu'il fallait être assez intelligent pour savoir de quelle forme de vie il s'agissait.

La vache reçoit son potentiel de vie, et donc la définir en tant que vache, c'est donner trois lettres, P, R, H, en hébreu, qui vont définir en réalité cette vache, cette para. C'est donc un exercice extraordinaire que de savoir quelles lettres correspondent à la nature profonde de ce que je suis en train de définir. Autrement dit…

Les sages nous disent dans le midrash que tous les êtres vivants ne bougeaient pas. Et lorsque HaKadosh Baroukh Hou a demandé à Adam HaRichon de les nommer, eh bien, ces animaux ont commencé à vivre. Autrement dit, c'est le nom qui a activé la vie de l'être en question. Lorsque Adam HaRichon a défini un lion comme Arié, le lion s'est mis à bouger. Pourquoi ?

Parce que c'était la preuve que les lettres qui composent le nom Arié, en hébreu, sont les lettres qui correspondent à la génétique du lion et à toute la vie intérieure de ce lion. HaKadosh Baroukh Hou a donc demandé à Adam HaRichon de trouver le code génétique de chaque être. Et si ce n'était pas le véritable code, l'animal serait resté inactif, inerte.

De là, nous voyons que définir quelque chose, c'est en fait lui donner une vie. C'est le réaliser. Un autre exemple: un médecin qui sait diagnostiquer une maladie, eh bien le diagnostic est déjà 70 % de la guérison. Il a déjà défini le mal. En définissant quelque chose, tu peux appréhender la chose, tu peux la voir, la comprendre, beaucoup plus.

Encore un autre exemple: quand vous avez une pensée, virtuelle, mais que vous n'arrivez pas encore à l'exprimer dans votre bouche, vous avez un problème d'expression, donc d'extériorisation. La chose ne se voit pas, elle ne se vit pas. Elle est encore étouffée dans votre pensée parce que vous êtes incapable de la dire. Donc vous avez une maladie. C'est ce qu'on appelle la maladie: un manque de possibilité de dire les choses, de définir les choses.

Il y a donc un travail extraordinaire qui est donné à l'homme. C'est pour ça que l'homme est appelé Rouah Memallela, un souffle parlant. C'est-à-dire que la définition de l'homme, c'est celui qui parle. Et pas parler comme un perroquet, mais parler avec une sagesse. C'est le souffle qui parle, pas la bouche: c'est la sagesse qui passe par l'intermédiaire de cet ustensile, la bouche, pour dire une pensée réelle, cohérente.

C'est comme ça qu'on voit l'intelligence d'un homme. L'intelligence d'un homme se voit au moment où il commence à parler. Tant qu'il se tait, on peut se tromper. On peut se dire: celui-là, il nous cache quelque chose, ça doit être un génie. Dès qu'il ouvre la bouche, immédiatement, c'est réglé: tu peux savoir où il se trouve. Parce que la bouche est l'expression de son être intérieur. Et c'est pour ça qu'une nation, quelle qu'elle soit, s'appelle une langue, en hébreu.

Safa et Chon: ce n'est pas seulement la langue et une lèvre, c'est une nation. Mikol HaLechonot: Il nous a choisis parmi les nations. C'est-à-dire qu'une nation se révèle par son verbe. Je peux savoir de quoi est faite la France par rapport au langage français, à la langue française. C'est-à-dire que la langue définit l'essence de la chose.

Et donc en hébreu, ce qu'on vient révéler, c'est la source de cette langue. Or l'hébreu s'appelle Lachon HaKodech, c'est-à-dire la langue du Saint béni soit-Il. Donc lorsque je parle en hébreu, je parle en réalité le langage du Créateur lui-même. Ce n'est pas une langue inventée par l'homme: on s'est réunis, on a décidé que ça, ça s'appelle un stylo. C'est une langue qui a été créée par le Divin.

Elle a été donnée à l'homme d'Israël pour qu'il puisse retrouver en réalité la qualité de cette véritable langue. Et c'était ça, l'exercice d'Adam HaRichon: est-ce que tu es capable de retrouver la vie qui se trouve dans la vache en la définissant avec les lettres qui correspondent à son code génétique ? Adam HaRichon a réussi. Quand il a appelé la vache para,

ces trois lettres, en réalité, c'est le code de la vache. Il n'y a rien d'autre dans la vache que ces trois lettres. Il faut bien entendu comprendre le secret de ces trois lettres: que représente le Pé, que représente le Rech, et que représente le Hé ? Et là, tu as toute la vie de la vache. Aucun chercheur, aucun médecin ne trouvera jamais rien de plus, qui est …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

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