La cinquième techouva, celle qui unit les quatre autres
Comment la techouva individuelle, collective, nationale et cosmique se réunit en une seule, avant Roch Hachana.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Yom HaKippourim, le jour où deux mondes se rejoignent, 53 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Shalom à tous, Bezrat Hachem. Aujourd'hui, notre cours précède Roch Hachana, Bezrat Hachem. Nous essayons de franchir un nouveau pas dans notre processus de techouva, de retour. Nous avons parlé jusqu'ici de quatre degrés de retour: la techouva individuelle, la techouva au niveau du collectif Israël, la techouva au niveau des nations du monde qui nous entourent, et la techouva cosmique, c'est-à-dire la techouva qui s'inscrit dans tout le processus, dans toute la nature, qui elle-même dévoile de plus en plus le divin.
Le Rav nous dit que cette nouvelle partie, cette cinquième partie en réalité, on va maintenant l'aborder. Les quatre premières parties de la techouva, apparemment, il n'y a pas plus grand que ça. Dit le Rav, il y a une cinquième techouva, qui englobe en fait toutes les quatre autres. Et on lit, à la partie gauche, dans notre référence: Ve yesh asher ole al kol ashirim halalu beyakhad beyagouda echad, la partie en gras. Nous sommes donc dans la partie qui englobe les quatre premières parties.
Et chacune des quatre premières formes de techouva donne son message. Mais cette fois-ci, c'est tout ensemble. Ce n'est pas l'une plutôt que l'autre, ni l'une avant ou après l'autre, mais tout ensemble. L'homme est arrivé à un degré d'union de toutes ces parties de techouva. Autrement dit, l'homme fait techouva à tous les niveaux: au niveau de son individualité, et au niveau de son cosmos, du plus petit de lui-même jusqu'au plus large de lui-même. Tout est dans un processus de retour, et tout cela se fait en même temps.
C'est pour cela qu'il compare, comme au début du cours, ces formes de techouva à un chant. Il dit que toutes ces formes sont un grand chant qui devient maintenant une mélodie, une symphonie. Et l'une des formes va s'imprégner de l'autre, et vice versa. Chacune va donner à l'autre sa qualité. Il n'y a pas une forme qui est mise de côté: la techouva individuelle s'inscrit dans la techouva collective, la techouva collective s'inscrit dans la techouva de la nation par rapport aux autres nations, et ainsi de suite, par rapport au cosmos tout entier. Chacune imprègne l'autre de sa force.
Kol sasson ve kol simcha. Bien entendu, il y a là une joie: on a atteint un degré de simha. Car la simha, je vous le rappelle, n'apparaît qu'au moment où il y a une complétude. Tant que nous ne sommes pas dans l'entier, il ne peut pas y avoir de simha. Si vous voulez ressentir une joie infinie et vraie à l'intérieur de vous, cette simha ne peut provenir que si vous avez atteint une entité dans votre vie. La forme complète génère donc la simha. Tout ce qui est manquant, tout ce qui est moitié, tout ce qui est tiers, tout ce qui est quart, ne peut pas procurer une véritable simha. Là, il y a donc une simha, parce que nous sommes en train d'embrasser toutes les formes de techouva possibles.
Kol tzahala ve kol rina, il y a donc un chant, une allégresse. Kol chedva ve kol kedousha: bien entendu, tout cela est le dévoilement de la sainteté elle-même. Cette cinquième partie, donc, cette étape... Eino me vate madriga nosef, et ve nosea techouva. Ce n'est pas encore une étape par rapport aux quatre autres. Ela me'dvar kana la techouva shel kol eleh ve et kol ha madrigot ha kodmot. C'est un degré qui unifie, comme on vient de le dire. Ce cinquième degré est donc comme une colle spirituelle qui unifie les quatre formes de techouva. Il est beaucoup plus fort que les quatre autres. En réalité, il est lui aussi englobé par les quatre autres, par chacune d'entre elles, mais il est beaucoup plus élevé, parce qu'il peut être aussi le dénominateur commun des quatre.
On l'appelle Techouvat HaYihoud, la techouva de l'unité ou de l'unicité, de toutes les formes de techouva ensemble. Donc, à commencer par le champ simple, c'est-à-dire la techouva individuelle, jusqu'au quatrième champ, le champ de l'univers tout entier, en passant bien entendu par le deuxième et le troisième degré, c'est comme si nous avions formé un carré.
Dont la totalité est la cinquième partie. Quatre parties du carré, plus une cinquième partie qui englobe tout et donne vie à tout ce qu'il y avait jusqu'à maintenant. Ve-ha-madriga ha-zo, le-tazot. Et cette étape-là, dans la techouva, yechola le-asig ache ve-rak neshama gdola me'od. C'est-à-dire que cette cinquième partie, la partie qui englobe les quatre autres, ne peut être atteinte que par des hommes d'une grandeur d'âme qui le permette. Il ne suffit pas d'être un homme simple.
Il faut donc arriver à un degré de grandeur d'âme qui permette d'accéder à ce cinquième niveau. Et pour cela, il faut être un tsadik. Il y a des âmes dans ce monde qui sont à ce niveau-là, des âmes de tsadikim qui savent unifier leur monde et tous les mondes. Ce que je vous ai dit tout à l'heure au sujet de la techouva est valable dans toute notre vie. Tant que nous serons des hommes qui voient la vie comme des détails séparés (aujourd'hui je m'occupe d'un détail, demain d'un autre), nous ne sommes pas encore dans ce degré de totalité. Seules les âmes très fortes, qui arrivent à unifier et à rassembler des choses apparemment contradictoires, et qui arrivent à vivre avec, seules ces âmes-là, de cette grandeur-là, peuvent atteindre ce cinquième degré.
En effet, notre monde est fait de beaucoup de détails. On est pratiquement toujours dans le détail, dans ce monde. Tout est détail, des milliards de milliards de détails. Avez-vous trouvé le fil conducteur de tous ces détails ? C'est là la question. Les tsadikim ont trouvé le fil conducteur de tous les détails, et ils peuvent vous dire quel est le lien entre ce degré-là et celui qui lui est complètement opposé. Pas seulement au niveau de la distance de l'un à l'autre, mais même au niveau de l'esprit de l'un à l'autre. Ils peuvent comprendre des contradictions totales et savoir que ces contradictions peuvent vivre ensemble dans un seul et même degré.
Bien entendu, le champion du monde de cette force-là, c'est HaKadosh Baroukh Hou lui-même. Nous disons de lui: Yoshev beseter Elyon, il est installé dans le secret du Très-Haut. Mais seter et lion, dans une contradiction supérieure. Seter vient du mot sira. Cela veut dire que HaKadosh Baroukh Hou lui-même permet, dans ce monde, des contradictions que l'on n'arrive pas à comprendre. Petit exemple: un voleur est en train de voler, et l'homme à qui il vient de voler, ok, sont tous les deux, l'un après l'autre. Et HaKadosh Baroukh Hou se trouve où ? Dans l'un et dans l'autre.
Cela veut dire qu'il y a ici quelque chose de très difficile à comprendre: comment HaKadosh Baroukh Hou se trouve à la fois dans le voleur et dans celui qui vient de se faire voler. Il y a donc une contradiction difficile à appréhender pour l'homme, ce qu'on appelle une styra. Et cette styra-là, ok, s'écrit avec un taf, pas avec un tet. Avec un …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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