La Torah comme histoire intérieure et la Terre d'Israël en soi
Le Mishkan, les Lévi'im et Abraham face à Nimrod : la Torah se lit comme l'histoire de chacun.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : La sainteté de la nature et la terre d'Israël, 1 h 00
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## Le lieu comme force intérieure
Toutes les possibilités d'atteindre l'intériorité: on a donc traduit la ville, la terre, tous les éléments terrestres par des données spirituelles. C'est-à-dire que pour pénétrer à l'intérieur du Saint des Saints, il s'agit en réalité aussi de faire un certain travail sur soi, pour accéder soi-même au Saint des Saints.
Le Saint des Saints n'est pas seulement un endroit géographique, c'est en même temps une idée, une force, une puissance qui se trouve dans mon être. Et lorsque j'arrive à m'élever moi-même, ma société, mon peuple, ma nation, au degré de ce degré physique, eh bien je l'atteins.
Les gens se posent la question: quand est-ce que le troisième Temple sera reconstruit ? C'est très simple. Lorsque le troisième Temple sera reconstruit au niveau de la société. Ce n'est pas un élément de chercher une kabbale, d'apporter des pierres. Ce n'est pas le côté technique qui nous manque. C'est-à-dire que nous devons d'abord accéder à un certain niveau pour le trouver dans notre vie. Dans la kabbale, ça s'appelle Hishtavout hatsoura.
Lorsque j'ai une forme, un développement, de arachim, de mesure, de données, de notions propres, supérieures, élevées, j'atteins dans ma vie des degrés élevés, dans l'espace, dans le temps, et avec des hommes qui correspondent à mon étage. Je veux dire par là que nous allons rencontrer dans notre vie des hommes de notre espèce.
Ça veut dire que si tu es quelqu'un de qualité, tu vas rencontrer... Hakadosh Baroukh Hou va te faire des ibougis, des connaissances, des liens avec des hommes de ta qualité. Si vous voyez des gens qui se plaignent, qui tombent toujours sur des tordus, il faut qu'ils se posent des questions, eux-mêmes. Ça veut dire que généralement, Hakadosh Baroukh Hou nous fait placer face à des éléments que nous avons construits à l'intérieur de notre être, à tel point que je suis capable de voir ces éléments-là dans ma vie.
... à mon être, et en réalité tout est un. De la même manière, il faut lire la Torah de cette manière. La Torah n'est pas seulement une lecture étrangère à mon être, à ma vie: c'est moi-même. C'est-à-dire que nous devons comprendre que toute la Torah, c'est l'évolution d'un organisme humain qui commence par être... la naissance, donc c'est la création du monde.
La Torah nous raconte une histoire, mais cette histoire que la Torah raconte, c'est moi. Ça veut dire que la création du monde, c'est ma création. Et lors de la création du monde, il y a un... on ne sait pas trop où aller. Le bébé, lorsqu'il vient dans ce monde, il est un petit peu paumé, il n'a pas encore une direction. Donc Hakadosh Baroukh Hou le soigne, comme la maman soigne le bébé, petit à petit. Mais le bébé commence à faire quelques petites bêtises.
Il commence un petit peu à se rebeller, alors il s'appelle Nimrod. Et d'un autre côté, il a à ses côtés un gentil, bien en lui, qui s'appelle Abraham. Et donc, il s'agit de savoir qui va gagner qui, qui va prédominer qui. Donc, si je permets à mon Abraham, à l'intérieur de mon être, de prendre les rênes de mon histoire, c'est la même chose. Donc, la Torah nous conseille, par une histoire, une parabole qui correspond à ma vie.
Quand je vais raconter une histoire à un enfant, je ne vais pas lui raconter son histoire à lui en utilisant son prénom à lui. Je vais lui raconter: il était une fois un petit garçon, et lui il comprend tout seul. Alors que le petit garçon, il n'existe que dans les forêts, très loin, il y a très longtemps, et dans un palais il y avait un roi, il y avait un petit garçon: immédiatement le petit garçon s'identifie. Et bien nous, c'est la même chose: nous sommes des petits garçons, des petits enfants, des petites filles.
Hakadosh Baroukh Hou nous raconte une histoire, et nous, nous devons nous identifier à cette histoire. Si on sait le faire, c'est un exercice, eh bien, toute la psychologie de la Torah commence à faire partie de notre vie.
Et même lorsque j'arrive à des parachiot, comme nous avions hier, eh bien les Lévi'im, qui sont responsables de l'accompagnement des enfants d'Israël entre l'Égypte et Jérusalem... Lévi veut dire accompagnateur, livouille. Eh bien, ce Lévi, il faut que je comprenne qu'il existe en moi. Dans chacun de nous, il y a ce Lévi. Et il est responsable de surveiller ce Lévi, les instruments du Temple, de moi-même. C'est-à-dire qu'à l'intérieur de moi, j'ai un Temple, et je suis obligé de le surveiller.
Et donc, j'ai trois familles à l'intérieur de cette tribu de Lévi.
Et chaque famille a une fonction différente dans ce travail: de protection, d'élévation, de portage, de déplacement, et de marche tout simplement, pour jouer mon rôle d'homme. Ça veut dire que Lévi, c'est en réalité le peuple d'Israël, qui est en marche dans son histoire, pour arriver à atteindre les degrés d'élaboration du plus haut degré qu'on puisse atteindre. C'est-à-dire que le Lévi nous fait sortir d'Égypte, et durant tout le désert il nous accompagne jusqu'à l'entrée en Erets Israël.
Et donc il y a Kehat, Gershon et Merari. Il y a trois manières de vivre. Kehat, c'est une des manières de vivre: c'est-à-dire, avant que le mal ne m'atteigne, même pas dans ma pensée, je le repousse. Ve'atah hakhe et shinav, comme on dit du rasha dans la Haggada de Pessa'h. Gershon: il faut savoir aussi divorcer dans la vie, de certains degrés, guérouchin. Merari: il faut savoir aussi vivre dans des moments d'amertume, comment on s'en sort.
Donc Kehat, Gershon, Merari, ce n'est pas seulement un nom de famille, de tribu de Lévi, sinon ça ne m'intéresse pas. La Torah parle de moi, elle me dit qu'il y a trois manières, et c'est la même chose: je peux transposer tout ça dans mon couple. C'est-à-dire que dans mon couple, il y a trois manières de vivre avec mon épouse ou avec mon époux.
Il y a la manière dont nous sommes accompagnés dans notre vie pour aller atteindre notre Erets Israël au niveau harmonique. On est sortis d'Égypte, c'est-à-dire d'un élément où chacun était pour soi. C'est ce qu'on appelle les célibataires. C'est l'Égypte: chacun pour soi, personne ne regarde son frère. Tu te maries, tu commences à sortir, tu reçois une certaine donnée. C'est la Torah en route. Et ainsi de suite. Et donc il y a plusieurs manières de vivre ce degré.
Ces quatre degrés, au niveau de Erets Israël, je ne vais pas y revenir. Nous sommes dans la phase du shiour d'aujourd'hui: nous avons donc développé, ça va être la suite de la fois dernière. Alors je suis désolé pour ceux qui n'étaient pas là, mais on va avancer. Vous pouvez prendre des feuilles, il y en a encore ici. Je répète juste que...
La fin du dernier cours traitait du fait que la lumière de la khurma, la lumière de la sagesse, pouvait arriver en fait à être développée chez …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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