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Segoula et Bekhira : la volonté qui dévoile la neshama

Comment la part cachée de chacun ne se révèle que par le choix, et pourquoi la volonté prime sur la seule étude.

1 h 02

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Émouna et moussar : le lien de vie avec Hachem, 55 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov.

Bien avant notre naissance, au niveau du collectif Israël, c'est ce que le Saint, béni soit-Il, a créé comme potentiel, avant même la création du monde: HaSher Bachar Banou Mikol HaAmim, qui nous a créés avec cette capacité-là. Le mot segoula vient du mot « être capable », messougal en hébreu, à l'infinitif. Cette segoula, chacun de nous l'a. C'est comme un diamant qui est à l'intérieur de nous, et qui nous donne les capacités de notre être, de notre vie.

Et le deuxième étage, l'étage inférieur, s'appelle la bekhira. Qu'est-ce que la bekhira ? C'est la capacité de choisir, de vouloir ou de ne pas vouloir dévoiler ce que nous avons dans l'étage supérieur. Je peux le traduire en d'autres termes, Neshama et Gouf. La Neshama, c'est la segoula. Qu'est-ce qu'il y a dans ma Neshama ? Tous mes potentiels, tout ce qui est possible et imaginable. Et dans le gouf, la capacité de dévoiler ses potentiels, ou bien de les étouffer.

C'est-à-dire ? Nous avons donc deux étages. Je peux dire aussi, sous une autre forme, Chamaïm VaAretz. Qu'est-ce que c'est, Chamaïm ? Tous les potentiels, tout ce qui existe déjà à l'intérieur, caché, pas dévoilé, mais potentiel, existant.

Et Erets, qu'est-ce que le mot Erets ? De quelle racine vient-il ? Rotsé, vouloir. Donc ratson, ce qui nous fait courir. C'est-à-dire ce que je veux. Le mot ratson, c'est ce qui me fait courir dans la vie, ce que je veux réellement dans ma vie. Donc Chamaïm VaAretz, potentiel et réalisation. Quand je dis à quelqu'un Lekh Lekha Mé'artsekha, qu'est-ce que ça veut dire ?

Arrête de croire que ce que tu veux pour l'instant, c'est le vrai. Lekh lekha mé'artsa onazé: quitte cette fausse volonté que tu as développée en toi. Vers quoi ? Vers Har Eka, la volonté que moi je t'indiquerai. C'est-à-dire que, jusqu'à maintenant, tu ne veux même pas les bonnes choses. Tu n'as même pas commencé à vouloir les vraies choses dans la vie. Tu veux des choses qui ne sont pas ce que moi je veux. D'accord ?

Donc, tout ce degré-là, segoula, bekhira. Qu'est-ce que je dois découvrir, moi, pour travailler dans ma vie ? Ce qui se cache dans la segoula. D'accord ? La segoula, sa nature, c'est d'être toujours cachée, et la bekhira, sa nature, c'est de dévoiler ce qui est caché. C'est-à-dire que je dois dévoiler mon potentiel, ce que j'ai reçu en cadeau. Donc, ma neshama, c'est ma segoula.

Est-ce que je vis à son rythme ? Est-ce que je vis à son niveau ? Tout ça, nous l'avons vu la fois dernière. Maintenant, le Rav va nous donner un chidouch. En gras, après le Beit: la part de la segoula, c'est-à-dire de la face cachée, est bien plus grande, sans aucune commune mesure.

D'accord ?

Mais il y a une règle. Et là, chez Brit Krutahi, il y a une règle: le Saint, béni soit-Il, a décidé que la segoula, la pnimit, ne se dévoilera jamais, si ce n'est en passant par la bekhira. Nous avons donc la segoula, nous avons la bekhira. La segoula, elle est à 99,9999. Et la bekhira, elle est de 0,00001 %. Mais sans cette bekhira, sans ce choix que je développe, je ne pourrai jamais dévoiler aucune partie de ma segoula.

Donc la segoula est inactive chez l'homme. Contrairement aux animaux, aux anges, et à tout le reste de la création. Là-bas, la segoula est activée continuellement. Un ange vit selon sa nature, d'ange. Il n'a pas besoin de choisir ou de ne pas choisir. Il vit, c'est tout. Il est. Un oiseau n'a pas besoin de réfléchir pour être oiseau. Une abeille n'a pas besoin d'apprendre à faire des ruches.

Seulement chez l'homme: s'il ne met pas en application sa bekhira, s'il ne la met pas en jeu, sa segoula ne pourra jamais se dévoiler. Il pourra donc avoir une segoula de 99,9999 % et ne rien vivre de cette segoula dans sa véritable vie ici-bas. Toute sa vie, il a été hors-jeu, parce qu'il n'a pas choisi de dévoiler. Tout passe par le choix.

Donc le maître en Torah, qu'est-ce qu'il doit enseigner à ses élèves ? À vouloir, d'abord. D'accord ? Pas à venir écouter des cours. À vouloir. C'est-à-dire que si l'élève vient en cours mais qu'il ne veut pas, ça ne m'intéresse pas. Mon seul but,

c'est de vous apprendre à vouloir. Et si vous voulez, j'ai gagné. Parce que même quand je ne suis pas là, vous allez travailler à fond, parce que votre vouloir, c'est votre moteur. C'est ça qui vous fait sortir tout ce que vous avez dans le jus intérieur pour le mettre dehors. S'il n'y a pas ce vouloir, pas cette volonté, pas ce moteur, vous pouvez être remplis de Torah, comme chacun de nous, dans notre nature, dans notre segoula. Il n'en sortira pas un gramme dehors.

Parce que tu n'as pas voulu réellement. Donc si tu ne veux pas dévoiler, tu étouffes tout ce que le Saint, béni soit-Il, a mis en toi dans ta segoula. D'accord. Ça dépend de ce que… s'il est relatif à la Emet, il faut aussi savoir comment il se…

Et si j'ai envie de dire quelque chose à quelqu'un, il y a des moments où il faut le lui dire, et des moments où il ne faut pas le lui dire.

C'est la même chose: ça ne change rien à la valeur absolue de la chose, elle est vraie, mais je dois m'adapter à la situation, au temps, à l'espace et à l'homme que j'ai en face. Quel… Il y a fait. Cette segoula est forcément bonne. C'est notre potentiel que le Saint, béni soit-Il, a introduit en nous. Donc c'est 100 % bon. Quel est le problème ? C'est que nous, dans notre vie, nous voulons certaines choses. Alors on se dit: mais ça marche bien, donc…

Arrête de vouloir des choses qu'il ne faut pas vouloir. La Torah me dit les choses que je dois vouloir. Elle m'enseigne à vouloir les bonnes choses. C'est une éducation, qui dure peut-être une vie entière: savoir ce que Hachem, le Saint, béni soit-Il, veut.

Parce que tu as fait quelque chose, ou tu as voulu quelque chose, ou tu as dit quelque chose qui n'a aucun rapport avec le Emet absolu. Donc si tu es quelqu'un de plus en plus lié au Kodesh, aux valeurs du Kodesh, tu vas te sentir même physiquement malade. Parce que tu as fait quelque chose qui est en dehors du système. Ne serait-ce que d'avoir dit à quelqu'un quelque chose qui l'a vexé. Oui, il y a des choses qui sont évidentes pour toi, mais moins pour les autres. Mais à partir du moment où tu deviens dans le Kodesh,

d'accord ? Sliha ?

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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