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Le divin se vit à travers ses propres sens

Rav Benharrouche explique que l'on n'appréhende l'infini qu'à travers sa propre perception, et que la tzedaka seule reste.

1 h 00

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Les secrets de la menorah, 1 h 01

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Je vous remercie.

Eh bien, nous sommes beaucoup plus proches de la mort que de la vie. Il est inversé dans l'ivraie Ayamim. Il faut que tu te connectes, il faut que tu connaisses, dans le sens de la connaissance, qui est beaucoup plus connexion qu'intellect, le Dieu de ton père pour le servir. Autrement dit, tu dois en fait te connecter à une certaine racine, en sachant que cette racine fait partie de toi lorsque tu la vis.

On ne te dit pas de te connecter à Dieu. On te dit de te connecter au Dieu de ton père. Pourquoi ? Parce que la Torah sait très bien que le père, en réalité, continue sa vie à travers le fils. Et de la même manière qu'il y a de la vie du père à travers le fils, la Torah vient enseigner que c'est de la même manière que tu devrais vivre l'éternel. Et on va essayer de comprendre cette chose, parce que c'est profond.

Toutes nos connaissances, d'une manière générale, viennent à partir de nos cinq sens. Nous ne savons pas appréhender quelque chose dans ce monde si ce n'est pas par les sens. Je vois, j'entends, je goûte, je touche, je sens, c'est tout. Le problème, c'est que ces sens sont limités. Par exemple, le sens olfactif d'un chien est, je ne sais pas combien de fois, plus développé que celui de l'homme. Le sens auditif d'une chauve-souris dépasse de loin le sens auditif de l'homme.

Ce qui veut dire que tout ce que nous percevons dans notre vie, étant donné qu'il est limité parce que nos sens sont limités, il y a un décalage énorme entre l'objectif, je l'appelle ici l'infini, béni soit-il, et ce que tu peux réellement voir, appréhender, toucher, absorber de cet infini.

Donc si l'infini, béni soit-il, est infini, étant donné que tes sens à toi sont limités, combien tu vas capter de cet infini ? Ce qui peut passer par toi, pas plus. Autrement dit, ta vision de l'infini, ton appréhension de l'infini, dépend de la qualité de tes sens. Je vais le dire d'une manière beaucoup plus simple, comme le dit le Maharal dans l'Etzach Israël, au chapitre 43. Tout ce qui nous arrive dans ce monde, c'est selon comment moi j'appréhende cette chose. En réalité, il n'y a rien réellement de vrai pour moi, si ce n'est comment moi j'ai vécu la chose que je viens de voir.

Donc face à un événement quelconque, il y a une différence énorme de perception. Je suis en train de donner un cours, et chacun d'entre vous est en train de recevoir le cours d'une manière complètement différente. Mais complètement ! C'est incroyable. Si je vous demande maintenant de répéter ce que j'ai dit jusqu'à maintenant, vous allez avoir autant de facettes que de personnes qui sont assises ici. Alors que moi, j'ai dit ce que j'ai dit. Ça a l'air d'être passé, et ça ne passe que par votre subjectivité.

Moralité, il y a un décalage qui peut se créer entre deux éléments, entre deux êtres, et d'une manière générale, entre moi, ce que je dis, et ce que vous percevez. Ça, c'est moi. Mais lorsqu'il s'agit de l'infini, béni soit-il, c'est énorme. Ça veut dire qu'on est incapable de recevoir quoi que ce soit de l'infini, béni soit-il, et de le comprendre, si ce n'est par rapport au prisme de réception subjective qui correspond à ma nature, à moi, pas à celle de mon voisin.

Tout ce système-là est subjectif. Lorsque je comprends ça, je commence à comprendre qu'en réalité, il faut que j'arrête de penser à la vie pour commencer à vivre. Il y a des gens qui pensent à la vie, mais qui ne vivent pas. En réalité, ils ont l'impression de penser à quelque chose de très, très grand.

Mais tu ne peux pas, en réalité, penser à cette chose-là, parce que la seule réalité dans ta vie, c'est celle qui va te traverser. Donc si tu penses à un élément qui est en dehors de toi, et je vais dire maintenant quelque chose de très grave: si vous pensez que Dieu est extérieur à vous et qu'il se trouve en haut, quelque part, comme un enfant qui ne comprend rien, eh bien, en réalité, vous ne vivez rien du divin.

Alors que tout le divin que vous pouvez vivre un jour dans votre vie, c'est seulement celui que vous imprégnez dans vos sens, que vous vivez réellement. Étant donné que c'est lui la source de la vie, plus je vis, plus je suis proche de lui. Moins je vis, moins je suis proche de lui, parce qu'en réalité, ce qui est vrai dans ma vie, c'est seulement la chose qui m'a pénétré. Parce qu'en réalité, je suis subjectif, donc ce qui me traverse, pour moi, c'est la vérité. Ce qui ne me traverse pas est étranger à moi.

Donc, en réalité, toute ma conception, toute ma perception, c'est mon moi. Je n'ai rien d'autre. Donc le fait même que je sois vivant, et que je vive, en réalité, cette réalité qui m'est propre, elle est subjective. Eh bien, c'est la seule possibilité que j'ai de toucher l'objectif divin.

Là, je suis en train de boire un verre d'eau. Ce que je viens de faire maintenant est subjectif. J'ai senti un liquide rentrer dans mon corps qui va, en réalité, régénérer. Je me sens mieux. J'avais soif. Donc, en réalité, j'ai permis à un détail de l'infini de rentrer à travers mon prisme à moi, mon écran à moi. C'est la seule chose de vrai, donc je suis en train de vivre un petit peu mieux que tout à l'heure. Ça veut dire que, précisément par mon moi, je peux appréhender l'absolu. Je ne peux pas l'appréhender autrement que par mon moi.

C'est pour ça qu'en réalité c'est la seule chose qui est vraie pour moi pour l'instant. Tout le reste, tu peux me dire ce que tu veux, mais je ne peux pas toucher l'infini, béni soit-il, qui, par conséquent, est infini. Donc comment je peux toucher l'infini ? Par le fini. C'est tout. C'est énorme.

Ça veut dire qu'en réalité, quand je travaille mon moi, quand je travaille mon être, et que je développe en moi la capacité à capter de plus en plus, à élargir ce que je capte de l'univers, eh bien, je suis de plus en plus vivant. Et si, Hass vé-chalom, je me ferme aux bienfaits de l'infini, qui me pénètrent, qui veulent me pénétrer, parce qu'en réalité, je les vis… Comment est-ce que l'infini, béni soit-il, Kadosh Baroukh Hou, se dévoile ? Eh bien, à travers moi, à travers ma vie.

Quand je vis, c'est la plus grande des preuves de l'existence de Dieu, à travers le fait que je marche dans la rue. C'est difficile, ce que je suis en train de vous dire ? Non. Ça veut dire qu'en réalité, plus je suis actif, plus je prouve que Dieu est la source de la vie. Je vous ai dit à plusieurs reprises que la mort, c'était un ri'lou de la chaîne. Maintenant vous comprenez …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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