Toledot, Yitzhak et le test de Rivka
Pourquoi Yitzhak met Rivka à l'épreuve avant de l'épouser, et ce que cela enseigne sur la continuité de Sarah.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Cours du la paracha de la semaine Vayetse, 52 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Alors, il est 19h, donc on commence. Merci à tous les organisateurs, merci à Osnat, Epstein, merci à David Altar et à toutes les équipes qui sont derrière tout ce travail concernant la Torah. Je n'ai jamais assez de mots. Merci à Léon et à tous ceux qui œuvrent pour nous aider dans ce développement de la Torah.
Aujourd'hui, nous allons commencer à toucher la paracha de la semaine, et en même temps nous allons aussi parler un petit peu du mois de Kislev. Le mois de Kislev est en réalité un mois très secret, et nous devons avoir quelques renseignements le concernant. Le peuple d'Israël a reçu par transmission prophétique toute sa Torah écrite et, bien entendu, sa Torah orale.
Lorsque nous parlons des engendrements d'Yitzhak, on peut immédiatement plonger dans le détail d'une famille, d'un papa, d'une maman qui vont avoir des enfants. Mais en réalité, nous savons que la Torah, ce qu'on appelle en hébreu, elle est mégamatite, c'est-à-dire qu'elle a un but, elle a un sens. La Torah ne vient pas nous raconter des histoires individuelles de n'importe qui, d'ailleurs. Ça n'existe pas. Enlevez ça de votre esprit: la Torah vient enseigner une prophétie. Et donc tout ce qui a été retenu dans le texte de la Torah est une prophétie.
Non pas seulement une prophétie pour les personnes qui étaient vivantes à cette époque, mais une prophétie qui touche ce qu'on appelle les dorot. « Nevu'a shehutzrecha les dorot nirteva ». Voici la règle: seule une prophétie qui touche toutes les générations du peuple d'Israël et du monde d'une manière générale a été retenue dans la Torah.
Cela veut dire que la Torah ne vient jamais nous raconter des choses anodines, qui n'ont aucun sens, comme quelqu'un qui écrit un roman peut donner quelques petits détails qui ne font pas vraiment avancer l'histoire. Ça n'existe pas dans la Torah. Chaque mot est précis, chaque phrase est précise, chaque lettre est précise, parce que la Torah a un but. Et quel est ce but ? C'est un but général: dévoiler les valeurs de l'infini dans ce monde, traduire la volonté, le ratzon d'Akadosh Baruch Hou dans ce monde réel, dans ce monde manifesté.
Or, pour accomplir ce travail, il faut créer une nation. Et là, nous sommes dans la racine de cette nation. Lorsque nous parlons de Ve'éleh toldot Yitzhak ben Avraham, Abraham engendre Yitzhak. Ce n'est pas, encore une fois, une histoire familiale, mais c'est le départ de la fabrication, j'allais dire, du peuple d'Israël, qui va devenir porteur du message divin pour le monde. Il y a donc ici quelque chose de l'ordre de la prophétie. Et tout ce qui va se passer là-bas, je vous l'ai dit tout à l'heure, concerne toutes les générations.
Si nous rentrons dans les détails de ce qui s'est passé dans le texte de la Torah, eh bien, dans ces détails sont codés tous les éléments et toutes les péripéties qui vont apparaître ensuite dans le monde. Pourquoi ? Tout simplement: lorsqu'on a affaire à une matrice, tout ce qui va sortir de cette matrice va être porteur du message qu'il y avait déjà là. Aujourd'hui, on sait en psychologie que l'enfant va répéter, va répercuter, va vivre selon certains traumatismes qu'il a eus avant la naissance, pendant la grossesse, au moment de l'accouchement et dans sa petite enfance. Plus la racine est lointaine, plus la graine contient le tout.
Et plus il y a là-bas la mémoire de tout ce qui va sortir et s'ouvrir dans l'histoire. Nous sommes ici dans la mémoire génétique, dans l'ADN du peuple d'Israël. On ne peut pas aller plus loin au niveau de la manifestation, bien entendu, car le peuple d'Israël ne commence pas chez Abraham, ni chez Yitzhak, ni chez Yaakov. Le peuple d'Israël, dont l'essence et la pensée, commence dans la pensée divine. Les chachamim dans la Kabbale nous disent que la pensée Israël, entre guillemets, le degré Israël, l'âme d'Israël, a été pensée en premier par l'Éternel, béni soit-Il. Le Créateur du monde, le but pour lequel il va construire le monde, c'est cette fabrication d'âme qui va être Israël et qui va, bien entendu, devoir s'habiller dans des corps humains.
Le premier corps humain porteur de cette néchama réellement, c'est Abraham Avinou. Vous comprenez comment ça marche ? Imaginez-vous la grandeur de cet homme. C'est un seul homme qui porte en réalité tout ce que nous sommes aujourd'hui, et tout ce que nous avons été durant toutes les générations, c'est-à-dire des millions et des millions d'êtres. Chacun d'entre nous, imaginez-vous la force qui était chez Abraham pour pouvoir « supporter » tout cela. Ce n'est pas facile. Abraham contient donc ce degré énorme sur son dos, et il va commencer à se diffuser et à apparaître au fur et à mesure des générations qui passent.
Il faut donc comprendre que, même à cette époque, le mariage n'était pas: je trouve une femme qui me plaît, je la mène chez moi, et c'est fini. Ce n'est pas ça. Abraham, Yitzhak et Yaakov, qui sont nos pères, et Sarah, Rivka, Rachel, Léa, qui sont nos mères, représentent en réalité quelque chose de très puissant. Ce sont là des êtres qui vont se choisir mutuellement pour engendrer des corps capables de porter la néchama dont je suis en train de vous parler. Vous comprenez que ça va très loin. On ne va pas trouver une femme comme ça dans la rue, on ne va pas trouver un homme comme ça dans la rue ou sur Internet. Ce n'est pas du tout le inyan. Il y a ici quelque chose de beaucoup plus fort, qui est en réalité un travail de tri.
Ce travail de tri commence parmi les hommes et les femmes de cette époque. On va donc trier parmi les milliers de femmes et les milliers d'hommes qui existent, pour trouver la femme et l'homme qui vont être porteurs de cette néchama. Il y a ici quelque chose d'extrêmement puissant, d'extraordinaire, que nous devons comprendre. Ces femmes-là sont des femmes qui vont être porteuses de la Chekhina. Elles vont être porteuses du message de Dieu sur terre, de la proximité. C'est pour cela, d'ailleurs, que ça passe par la femme. La femme est la forme humaine qui est capable de mettre en volume ce qui existe en potentiel chez l'homme, et ce qui existe en potentiel chez l'homme vient du potentiel divin.
Donc, à chaque fois qu'il y a traduction, ou mise en relief, ou cristallisation d'un élément quelconque, retenez comme règle que c'est toujours une femme. C'est toujours un élément féminin, même s'il n'a pas le degré et la forme de la femme que nous connaissons dans ce monde. Je vous donne un exemple très simple. Au moment où je suis en train de vous parler, c'est mon homme qui parle, c'est-à-dire ma pensée. Mais cet homme, sans cette femme qui est ma bouche, ne peut rien faire. La bouche joue donc le rôle de ma propre femme dans mon propre être. Yoël n'a pas seulement une femme à l'extérieur: il a déjà en lui des degrés féminins et des …
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Cours du la paracha de la semaine Vayetse
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