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Le nationalisme juif, une nation créée pour l'élévation

Pourquoi le nationalisme véritable n'existe qu'en Israël, à la différence des nations du monde fondées sur l'intérêt de l'individu.

1 h 00

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Le nationalisme juif, une nation et non une religion, 55 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Le nationalisme et la royauté d'Israël

Bonjour à tous. La dernière fois, nous avons commencé un cours sur le nationalisme dans le peuple d'Israël. Nous avons expliqué, selon le Rav Harlap, que la recherche de ce dévoilement du nationalisme d'Israël s'éveille à partir de cette recherche.

C'est le secret de l'unité d'Israël. Lorsque cette unité se dévoile dans ce monde, elle doit obligatoirement passer par le dévoilement de la nation d'Israël, et pas seulement par celui d'hommes individuels qui observent la Torah et les mitsvot. Il faut donc trouver l'élément qui englobe la nation tout entière, qui s'appelle Klal Israël, la Nechama d'Israël, avant de commencer à rentrer dans ces détails. Il viendra quand il aura l'envie. Tout dépend de l'envie.

Cela veut dire que cette force qui se dévoile, qui se développe à l'intérieur de nous, et qui s'appelle la royauté d'Israël, pousse. C'est là où nous étions arrêtés la dernière fois: l'homme et la nation tout entière doivent accompagner l'évolution de cette malchout en élargissant sa fonction, et ne pas rester dans un élément qui laisse le dévoilement se faire sans que nous soyons associés.

Cela veut dire que nous avons simplement un devoir intérieur qui nous pousse à développer ce point, pour en faire en réalité le dévoilement de toute cette royauté. Le Rav nous avertit à la fin de ne pas rester à distance, de ne pas observer ce point de la royauté d'Israël tel qu'il est à son départ, sans intervenir, sans essayer de le développer. Et nous sommes donc maintenant dans cette deuxième partie: faire comme si rien ne se passait.

Ne pas accompagner les hommes qui sont dans toute leur force, dans toutes leurs intentions, qui participent à élever l'existence même de la Torah divine, tout ce qui s'ensuit, tout ce qui concerne cette Torah-là, cela veut dire voir ces hommes agir et ne rien faire. C'est tout simplement un acte de traîtrise, et c'est une force contradictoire qui freine le drapeau nationaliste de notre peuple.

Je répète avec des mots simples ce qui vient d'être dit. Le Rav nous dit ici que si nous n'accompagnons pas cette évolution, si nous ne faisons pas partie de cette évolution, si nous sommes seulement spectateurs et non pas acteurs du développement de la léoumiout dans le peuple d'Israël, c'est comme si nous étions traîtres à cette même force nationale.

Et malheureusement, ce degré-là crée des disparités, crée des disputes, crée des groupes qui se séparent les uns des autres. C'est ce que dit ici le Rav: autrement dit, cela forme des clans qui s'opposent les uns aux autres, qui sont dans un état de séparation les uns par rapport aux autres.

Ils ne doivent pas être trop extérieurs à leur système et à leurs idéaux, et ils doivent souhaiter mettre dans leur cœur d'entendre leurs erreurs et leurs discussions, et de se considérer avec eux dans leurs termes, le Rame et le Réveil, le Rame et le Réveil, c'est-à-dire le Rame et le Réveil.

Je répète cette phrase, cette traîtrise. Nous sommes dans Akhdoutam chez l'Israël, Perek Aleph, en bas, dans le passage qui commence par Ha Halikha. À la troisième ligne, il est écrit de cette partie-là, Arezob Gida, au milieu. C'est un acte de trahison: ne pas accompagner notre royauté dans son développement.

C'est comme si nous étions en réalité à distance, comme si cette chose ne nous intéressait pas, et on faute. Vous savez, il y a deux styles de faute dans le judaïsme: une faute qui se fait par rapport à un temps qui précède la chose, ou bien une faute qui se fait par rapport à un temps qui succède la chose.

J'explique. La plupart des fautes que la Torah nous relate dans toute son histoire sont des fautes où les hommes qui ont fauté ont fait des choses avant le temps. Adam Harichon, sa première faute, c'est parce qu'il n'a pas attendu en réalité l'entrée du Chabbat. S'il avait attendu l'entrée du Chabbat, il aurait pu consommer de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Ce manque de patience, qui n'a pas su attendre l'entrée du Chabbat, lui a causé en réalité, et nous a causé, toute cette chute de l'humanité tout entière.

La même chose par rapport à un autre exemple: la faute du Veau d'or. Qu'est-ce que c'est que la faute du Veau d'or ? Le peuple tout entier voit que Moshé ne vient pas et qu'il est en retard. Donc l'homme se dit: il faut que je fasse quelque chose. Mais en réalité, c'est une faute au niveau du temps, parce que Moshé est en train de descendre, et toi tu n'as pas la patience d'attendre, donc tu fais la chose avant.

Toutes les fautes que nous avons faites durant notre histoire sont des fautes que nous avons commises parce que nous n'avons pas respecté le temps de la chose; nous voulions être pressés. Sauf une faute, qui est d'ailleurs la plus grave de toutes: c'est quand tu ne fais pas la chose avant, mais tu la repousses à après. Par exemple, la faute des explorateurs: ne pas monter en Erets Israël au moment où il le faut. Ce n'est pas que tu veux monter avant, mais tu te dis: non, on verra après. Cela a coûté en réalité ce dégât, la faute des méraglim.

Pourquoi est-ce plus grave ? Tout simplement parce que quand tu fautes avant, cela veut dire que la chose t'intéresse, que tu as envie de cette chose-là. Donc tu ne peux pas attendre, parce que tu n'as pas la patience, mais en réalité tu veux la chose. Tu as un contact avec la chose, tu as un lien avec la chose. Alors que fauter dans une faute de l'après prouve que tu n'as pas de lien avec cette chose-là, qu'elle ne t'intéresse même pas. Donc tu repousses la chose.

C'est pour cela que je répète: la faute des explorateurs est beaucoup plus grave que toutes les autres fautes. Les autres fautes, on les a faites parce qu'on voulait raccourcir le temps, arriver plus vite. Cela veut dire que ça m'intéresse. C'est sûr que je faute, mais la chose m'intéresse. Mais repousser quelque chose que le Hakadosh Baroukh Hou te demande, comme monter en Erets Israël, cela prouve que la chose ne t'intéresse pas. Tu veux la repousser au plus loin. Et là, la faute devient de plus en plus grave.

Exactement, c'est notre sujet: le Rav est en train de nous dire que lorsque la royauté d'Israël est en train de se réaliser devant nous, et que malheureusement certains d'entre nous repoussent cette chose-là comme si elle n'existait pas... On n'est pas encore conscient si c'est véritablement cela ou non, donc on est dans un état d'hésitation, et on préfère ne rien faire. Cette chose est très grave, parce que tu ne participes pas à l'histoire de ta nation.

Et le Rav nous dit ici: attention de ne pas rester à côté. Attention de ne pas rester à distance de l'événement messianique qui est en train de s'opérer sous nos …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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