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Le désir de Hachem pour la Terre d'Israël

Le Psaume 85 : la Terre d'Israël, qui « veut » le divin, et le retour de la colère divine.

50 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Quand Hachem regarde la Terre d'Israël : le peuple et sa terre, 51 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chalom à tous. Hachem, aujourd'hui on va continuer dans notre chiour concernant le fait que HaKadosh Baroukh Hou désire, a toujours désiré la terre d'Israël. Le verset dans Tehillim est clair: HaKadosh Baroukh Hou, tu as toujours voulu ta terre, la terre qui t'appartient. C'est une expression qui exprime un lien continu, qui n'a pas d'arrêt. Si on avait dit au présent ou au futur, on aurait pu dire que c'était quelque chose de limité dans le temps. Mais l'expression en hébreu, Ratzita, c'est Tamid Ratzita: tu as toujours voulu, tu as toujours aimé cette terre, donc tu l'aimeras toujours.

La terre d'Israël a donc quelque chose qui est dans le désir du divin, et elle-même s'appelle désir. Parce que le mot Erets tire sa racine du mot Rotsé. Vouloir, Ani Rotsé, c'est la racine du mot Erets, la terre. Si je devais traduire littéralement le mot terre, je dirais: celle qui veut. Les Sages nous disent que la terre d'Israël s'appelle Erets: quand la Torah ne dit pas de quelle terre il s'agit et qu'elle emploie le mot Haaretz, la terre, c'est la terre d'Israël.

Pourquoi ? Car elle est toujours dans une position de désir de réaliser le divin. Avec des mots simples, la terre d'Israël est un clé de réalisation du divin, beaucoup plus qu'une autre terre. C'est la terre de désir la plus forte de toutes les terres qui existent sur la planète, de toute la création tout entière. La terre qui exprime le désir de Dieu, c'est la terre d'Israël.

Elle est donc une femme, elle est féminine, cette terre. Et de la même manière que, chez l'homme et la femme, la femme exprime le désir de Dieu: car la femme fait tous les jours une bénédiction que l'homme ne fait pas. Chéassani kirtsono: qu'est-ce que ça veut dire ? Merci Dieu de m'avoir fabriquée, faite, créée selon ton désir, ta volonté. La femme, c'est le désir de Dieu, c'est la volonté de Dieu. C'est comme ça que Dieu veut. Quand Dieu veut quelque chose, généralement ça passe par l'expression de la femme.

Maintenant nous avons une femme terrestre qui s'appelle Rotsé, je veux: la terre s'appelle Rotsa, Erets. Erets, ce sont les mêmes lettres. Donc celle qui veut. Morale: l'expression de Dieu se réalise sur cette terre qui veut réaliser le divin à chaque instant. De la même manière qu'une femme réalise son homme, son mari, c'est par la femme qu'on voit ce que représente l'homme; et c'est par la terre d'Israël qu'on va voir ce que Dieu a à nous dire. La terre d'Israël est donc le point de contact entre Dieu et ce monde. D'accord ?

Nous sommes donc dans ce sujet, et be'ézras Hachem, on va continuer. Nous sommes trois chapitres avant la fin de la première partie. Ce chapitre que nous avons lu, je vous le rappelle, est tout entier consacré à la Gueoula d'Israël, à la rédemption d'Israël.

Il y a ici une expression assez parlante du Rav, cette fois-ci: un retour de la Broguez. Qu'est-ce que c'est, Broguez Elohi ? D'être fâché. C'est-à-dire que nous sommes dans ce chapitre de Tehillim, je vous le traduis très rapidement, peut-être que vous l'avez oublié: Lamenatséah livné Korah mizmor. Ratsita Hachem artsekha, Dieu, tu as voulu ta terre. Chavta chevout Yaakov, tu reviens en Israël en même temps que tes enfants reviennent. Tu as pardonné les fautes de ton peuple. Tu as recouvert toutes leurs fautes. Tu as ramené ta colère en arrière. Tu n'es plus en colère contre nous. Ramène-nous vers toi et montre-nous que tu n'es plus en colère. Est-ce que tu vas rester en colère toute ta vie ?

La colère, la colère, la colère… Mi-ki-éh, effacé, effacé, effacé… Donc, Beroghez, qu'est-ce que ça veut dire ? Par la colère, Ken Mirgaz. Ken Mirgaz, c'est adam ragzan, quelqu'un qui est en colère, un coléreux. Le lien de colère qu'il y avait entre Dieu et le peuple d'Israël est passé, c'est fini, il n'y a plus ce lien-là. Ce n'est plus ce lien, c'est ce que le texte nous dit ici.

Khazara mehabroguez: on revient, on est sorti du Broguez, on est sorti de ce lien, on va dire, mauvais qui existait pendant notre exil. Donc Dieu ne nous en veut plus. Khazara mehabroguez, Ha Elohi, donc de Dieu. Mi shevia galouta arouka, pour ceux qui n'ont pas compris: de l'exil, et d'être prisonnier en exil, dans un exil aussi long.

Et quelle est l'expression ? Chavta chevout Yaakov. Il y a marqué Chevit, mais on lit chevout. Donc tu es revenu, Chavta: ce n'est pas « tu nous as ramenés », c'est « tu es revenu toi-même », chevout Yaakov, quand ton fils Yaakov est revenu. Le fils Yaakov, c'est Israël. Quand Israël revient, Dieu, toi aussi tu reviens. C'est l'expression quand nous ne sommes plus fâchés. Hachevi Aleumi: qui était prisonnier, en fait ? Pas les juifs. Les juifs n'étaient pas prisonniers.

Les juifs peuvent être libres. En habitant à Paris ou à New York, ils peuvent être libres, indépendamment. Mais qui est prisonnier ? Le peuple. Il n'y a pas de notion de peuple. D'ailleurs, le juif individuel peut faire des affaires, réussir, mais il n'y a pas de notion de peuple. Donc qui est prisonnier ? La notion de peuple. Qui est, entre guillemets, libre, même si c'est faux ? L'individu. C'est pour ça que le Sage nous dit ici: Hachem ve-halleoumi, c'est la nation qui était en prison. Il faut bien que tu comprennes ça.

Les gens qui ne comprennent pas te disent: mais je suis bien, moi, à Paris. Il ne me manque rien. J'ai une synagogue, j'ai une boucherie casher, j'ai une yeshiva, j'étudie, je suis tranquille. Mais en réalité, qui est en prison ? Pas lui, l'individu, même si c'est vrai. C'est la nation d'Israël qui est en prison. Il n'est pas en train de la réaliser. Il est en train de réaliser sa propre personne individuelle. Quand la nation d'Israël est en prison, le juif individuellement parlant, c'est une illusion qu'il est libre. Il n'est pas réellement libre, parce que le but de sa venue au monde, ce n'est pas d'être un homme juif qui réussit à Paris ou ailleurs. C'est de représenter la nation.

Puisque Abraham Avinou, HaKadosh Baroukh Hou lui a dit: arrête d'être ce que tu es jusqu'à maintenant. Arrête d'être un individu. Et pourtant Abraham était un grand religieux, un grand tsadik. HaKadosh Baroukh Hou lui dit: ça ne me suffit plus, arrête d'être ce que tu es. Lekh Lekha, ça suffit, pars de ce degré-là. Qu'est-ce que tu veux que je devienne, HaKadosh Baroukh Hou ? Veé'essa'ha le goy gadol: je veux que tu deviennes une grande nation. Je ne veux pas que tu sois un homme qui réussisse simplement individuellement parlant. Ça, on peut. Mais ta partie nationale est en prison. Tant que tu n'as pas libéré cette partie, tu es venu pour rien dans ce monde. Ça ne m'intéresse pas que tu sois un homme qui réussisse sa vie individuellement parlant. Ce …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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