Le nationalisme juif, une nation et non une religion
Le peuple d'Israël porte une force nationale divine, indestructible, et les nations en font un peuple unique à part.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Le nationalisme juif, Israël et la mission divine, 50 min
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Tov, shalom à tous. Je rappelle juste la partie: nous sommes dans le Perek Bet, Areg shelo be Israël, le sentiment nationaliste dans le peuple d'Israël. Nous avons dit que ce sentiment nationaliste n'existe pas dans d'autres nations, si ce n'est dans le peuple d'Israël uniquement, et qu'il se trouve caché dans chacun des enfants d'Israël au niveau individuel.
Le verset bien connu: L'éternité d'Israël ne ment pas, parce qu'elle n'est pas humaine. C'est une force divine créée, et elle a donc une qualité d'éternité, comme le divin lui-même.
C'est pour cela qu'à l'intérieur de chacun de nous se trouve cette force nationaliste, et le kavod que nous devons lui donner, pour développer, pour faire monter en réalité le dévoilement de notre peuple, le dévoilement de notre royauté dans le monde. C'est notre but: dévoiler ce degré qui est le plus profond en nous, dans notre vie la plus extérieure.
Faire en sorte que ma vie d'en bas soit connectée et ressemblante, identique, j'allais dire, à ma vie intérieure, dans le domaine de ma nation tout entière, c'est-à-dire dans le domaine de Klal Israël, dans le domaine de la neshama collective qui est au-delà du temps, au-delà de l'espace, au-delà de tout: la neshama de mon peuple. Et je dois, individuellement parlant, arriver à suivre et à vivre selon ce degré-là.
Il n'y a donc aucune force dans le monde qui puisse éteindre cette lumière au niveau de l'Assemblée d'Israël tout entière. Malheureusement, au niveau des individus, c'est possible: un Israélite peut faire de mauvaises actions, et il va avoir le degré d'un rachat. Mais au niveau de sa neshama intérieure, qui est collée, liée à cette grande neshama globale du peuple d'Israël, le mal ne peut pas arriver, le mal ne peut pas atteindre.
Vous vous rappelez qu'un jour, dans un shiour concernant Hanouka, nous avons parlé des Grecs qui sont entrés dans le Beit Hamikdash, qui ont tout souillé, mais qui ne sont pas arrivés à trouver la fameuse fiole qui est restée intacte. On parle de cette fiole-là. C'est en réalité une allusion. On ne parle pas seulement d'une fiole d'huile, bien qu'elle ait existé. On parle en réalité de l'élément le plus profond qui est en nous, qu'aucune nation au monde, même si elle pénètre dans le sein des saints, ne pourra jamais trouver. Jamais. Jamais souiller. Pourquoi ? Parce que c'est une partie qui est divine; on l'a donc appelée, allégoriquement, la fiole d'huile. Mais en réalité, c'est notre identité la plus profonde, qui est intouchable. Personne ne pourra nous l'enlever, jamais.
Et c'est pour cela que, lorsque le peuple d'Israël retrouve son côté nationaliste (quand je dis nationaliste, ça peut faire un petit peu peur, mais au niveau de la nation d'Israël, la léoumiout d'Israël), il reconnaît que nous sommes un léhomme, une nation et pas une religion.
Lorsque je sais reconnaître cela, je n'ai pas de mal à trouver un dénominateur commun entre tous les éléments de mon peuple, même avec quelqu'un qui ne me ressemble pas, qui ne s'habille pas comme moi et qui ne pense pas comme moi. Je dois le respecter, et il doit me respecter, et chacun de nous se complète. Parce que ce qui est commun entre nous est beaucoup plus fort que les discussions que nous avons entre nous, qui nous différencient les uns des autres.
Et ce n'est pas grave. Il peut y avoir des discussions. Il faut qu'il y ait des discussions. Il faut qu'il y ait une mahloket, à condition qu'elle soit pour dévoiler la volonté de Dieu dans ce monde: mahloket leshem Shamaïm. Je ne détiens pas la vérité absolue, et l'autre non plus. Car la vérité absolue est obligée d'être beaucoup plus large que nous deux, que chacun d'entre nous. Elle est dans l'ensemble de ce que nous apportons sur terre.
C'est-à-dire que si je réunis toutes les tendances du peuple d'Israël, eh bien HaKadosh Baroukh Hou se dévoile entre toutes ces tendances-là. Et aucune tendance ne peut dire: moi, j'ai la vérité absolue, je sais tout, j'ai tout. Non. Il va y avoir quelque chose qui se trouve en moi et qui ne se trouve pas chez l'autre personne, ou dans l'autre chita, et l'autre chita a quelque chose que moi je n'ai pas. Et ensemble, on va trouver un dénominateur commun pour essayer d'approcher.
Ce degré-là est à ce point important que, même si tout le peuple, ici-bas (je ne parle pas de la neshama, je parle du peuple d'en bas), fait de l'avodah zara, HaKadosh Baroukh Hou nous dit, par la bouche du prophète: laisse-le tranquille. Pourquoi ? Parce qu'il est uni. Parce qu'il a trouvé le degré de sa nation. Mais il est en train de faire des bêtises, il fait de l'avodah zara. Nakhon. Khabour, atsabim, Efraïm, hanakhlo. Laisse-le tranquille. Pourquoi le laisses-tu tranquille ? Parce qu'il y a la paix entre eux. Ils ont trouvé un dénominateur commun qui se complète. Pour HaKadosh Baroukh, apparemment, c'est un degré qui est plus important que tout le reste.
Et donc le mal ne peut pas véritablement les atteindre, parce qu'ils ont gardé, ils ont pris conscience d'un côté très fort en eux, qui est le côté de leur unité nationale. Le mal, même s'il les attaque par des fautes telles que l'avodah zara, ne pourra jamais venir à bout de ces hommes-là. Parce qu'il y a un côté beaucoup plus fort, qui est le côté de la nation d'Israël qu'ils ont retrouvé en eux. Même s'ils sont en train de faire de l'avodah zara, cela va leur passer. Ils se trompent momentanément. Ne t'inquiète pas.
Pourquoi ? Si tout le peuple d'Israël est en train de faire de l'avodah zara, qui sert une forme différente, ok, on va dire de divinité, mais tout le monde est d'accord, ok, ils sont d'accord dans la faute. C'est pour cela que les hachamim te poussent à l'extrême: ils te disent que même si une période comme celle-là, un degré comme celui-là arrivait, ne t'inquiète pas. Alors dans les cas beaucoup moins importants, ne t'inquiète encore moins. Autrement dit, la force de l'unité est beaucoup plus forte que la force de leurs erreurs.
Je vais l'expliquer en parlant de moi-même, de chacun de nous. Si à l'intérieur de moi j'ai une conviction très forte de mon appartenance à la nation, même lorsque je fautes, et ça m'arrive, cette faute ne peut pas m'amener à des choses très, très négatives, parce qu'à l'intérieur de moi j'ai cette conscience de qui je suis et à qui j'appartiens. Il y a comme une protection intérieure. Je ne dis pas que la faute n'est pas une faute, mais elle ne peut pas te détruire complètement.
C'est ce qui se passe dans le peuple d'Israël, parce que leur unité intérieure est divine et éternelle. Dès que le peuple vit dans cette unité-là, même s'il commet des fautes extérieurement parlant, de vraies fautes, sur lesquelles il va devoir payer, cela ne va pas le détruire complètement en tant que nation. Cela n'existe pas.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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