Orot : le réceptacle, le corps et l'âme du monde
Le Rav Kook montre que tout être est un contenant qui reçoit une lumière, et que le retour d'Israël en porte une.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Les mahalakhot haidéot, le cheminement des idées en Israël, 58 min
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Il faut bien savoir que les descendants de Rachi, dont je fais partie, même s'ils sont descendants de Rachi et que Rachi est descendu du roi David, ça ne leur donne absolument pas le droit à la royauté. Pour une raison très simple: Rachi n'avait que des filles. Or la royauté, selon la Halakha, passe par les hommes et non pas par les femmes. Et donc, avec toute la sympathie que j'ai pu ressentir de la part du Rav, je ne peux pas prétendre à un trône, quel qu'il soit.
À part ça, il y a effectivement des familles en Israël qui descendent du roi David: la famille Harlap, certains descendants de la famille Ohayon, la famille Al-Fiya. Il y a donc des familles qui descendent du roi David, mais ce n'est pas notre sujet.
Bonjour à tout le monde, nous allons donc continuer notre étude d'Orot. Nous sommes dans Orot Hatria, au chapitre Ain Aleph, et Ain Aleph et Ain Beth sont la clôture de ce Orot; après il y a une suite. Nous allons aujourd'hui commencer, peut-être que nous pourrons également commencer la suite, la Kriya Agdola, mais pour l'instant nous allons nous attacher à Ain Aleph et Ain Beth.
Le chapitre parle de la notion de réceptacle, réceptacle, récipient, c'est comme vous voulez. C'est une idée kabbalistique: le monde dans son ensemble est fait de deux éléments. Il est fait de l'élément receveur et de l'élément de contenu, le contenu du contenant. Et le contenu est spirituel, le contenant est plus proche de la nature, souvent matériel.
Et les événements du retour d'Israël à sa terre, Erets Israël, la résurrection nationale, portent en elles cette lumière. Il y a une lumière qui fait son chemin à travers les réceptacles du retour d'Israël sur sa terre. C'est-à-dire que le sionisme politique ne se résume pas uniquement à ce dont il est conscient. Le sionisme politique a une certaine conscience, qui ne va pas toujours jusqu'au bout. Il y a dans l'évolution du sionisme politique, dans l'État d'Israël et tout ce que cela implique, une lumière. Et cette lumière, on peut dire que c'est l'âme du monde.
Alors ici, le Rav va nous donner une vue d'ensemble qui commence par le cosmos et qui arrive ensuite à la nation d'Israël.
Vous savez, on a souvent l'habitude de se dire: quand je veux me définir, je dirai que je suis un individu. Cet individu appartient à une communauté, cette communauté fait partie d'une nation, cette nation fait partie de l'humanité, l'humanité fait partie du cosmos, et le cosmos est inclus dans l'infini de la divinité.
Cette vision, avec tout ce qu'elle a de beau, de poétique, est en fait erronée, parce que le monde n'a pas commencé avec moi. En vérité, il faut commencer par le cosmos. Dans le cosmos, il y a l'humanité. Dans l'humanité, il y a la nation d'Israël. Dans la nation d'Israël, il y a l'individu, moi, toi ou un autre. C'est-à-dire qu'il faut considérer l'élection d'Israël comme faisant partie d'un plan général. Il ne faut se restreindre ni au présent, ni même à l'histoire de l'humanité pour comprendre qui est Israël. Il faut se référer à la dimension cosmique, et c'est à cela que le Rav nous invite.
Tout d'abord, il amène ici un principe.
Vous avez tout compris, mais je vais traduire. Je tiens à préciser qu'il y a quelqu'un qui a un micro ouvert et qui vient de dire que le missile est tombé à côté de Ben Gurion. Alors si cette personne veut bien fermer son micro, ce sera une bonne chose.
Je reviens ici à la phrase en hébreu: sur le corps, en tant que centre de vie restreint et limité, agit l'âme de la vie large qui s'épanche dans son envol. L'Emer Hakim Olamim a des dimensions mondiales, universelles. Ça veut dire que mon corps est restreint, mon âme, elle, est beaucoup moins restreinte que mon corps. Ça veut dire que, par rapport au corps, l'âme est infinie.
Il y avait un philosophe français, disons René Descartes, qui disait: « Nous sommes limités par notre entendement, nous sommes illimités par notre volonté. » Lui aussi a compris que l'homme était fait d'une sorte de hiatus entre deux éléments, un restreint et un infini, l'entendement et la volonté.
Alors, ça, c'est une règle générale que nous donne ici le Rav Kook: il y a dans tout être un réceptacle et un contenu.
Maintenant, est-ce que ça veut dire que le corps est méprisable ? Bien au contraire, le corps est tout à fait louable en tant qu'il est, lui, le récipient qui va recevoir l'âme. Il n'y a donc pas de dénigrement du corps, comme ça peut se trouver par exemple dans la tradition chrétienne. Dans le judaïsme, le corps est considéré comme respectable et même parfois comme sanctifiable. C'est un grand idéal que la pureté du corps, sa vigueur, sa santé, ce qui peut vouloir dire l'action de ses organes, l'éveil de sa vitalité,
la lumière et la chaleur de ses sentiments. Il y a dans le corps énormément d'éléments. Remarquez que le Rav ne parle pas ici de l'intelligence. Il parle uniquement de tout ce qui fait la vie ressentie, sensible, pourrait-on dire, la vie existentielle.
Une fois tout cela dit, le Rav va maintenant nous faire une sorte de carte du monde. Les mondes, tous ensemble, c'est-à-dire les mondes, il s'agit également des mondes spirituels, les mondes scrutés par la Kabbale, par exemple Atsilout, Beria, Yetsira et Assya, etc., et toutes les partsoufim, enfin, tout ce que vous connaissez si vous avez suivi la Kabbale. Les mondes, tous ensemble, sont comme le corps de l'âme divine.
Qu'est-ce que l'âme divine ? Ce sont des notions kabbalistiques que le Rav enveloppe ici d'une sorte de langage poétique, mais en fait ce sont des notions kabbalistiques. Il y a une volonté de régner: le Créateur du monde veut régner. Et cette volonté de régner, c'est ce qu'on appelle Malkhout d'Atsilout. Mais régner ne veut pas dire tyranniser. Régner veut dire avoir une relation dialogale avec la créature. Il y a un principe: il n'y a pas de roi sans peuple. Il faut donc qu'il y ait un peuple pour que Dieu puisse régner.
Et le corps de cette volonté, tout cela étant une âme, n'est-ce pas ? Le corps de cette volonté, ce sont les mondes. Dans notre monde, nous ressentons sa concentration selon notre mesure. Elle s'étend, elle s'épanche sur toute créature. Elle se concentre sur l'ensemble de la création. C'est un peu le genre du monde de la formation, si on prend ici le mot Yetsira dans le sens précis qu'il a dans la Kabbale. Elle illumine de sa lumière de vitalité et montre sa richesse et sa gloire.
Ce que dit ici le Rav, c'est qu'une fois que l'on abandonne la présence de la Chekhina dans l'ensemble des mondes, il y a une présence de la Chekhina dans notre monde. D'ailleurs, c'est plus restreint. On peut dire que c'est ce qu'on appelle la gloire de Dieu. Ça se manifeste dans l'ensemble de …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
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