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Les secrets de la terre d'Israël : voir au-delà de la matière

Le cours pose la réalisation du divin dans trois niveaux (temps, lieu, âme) et l'idée que la terre d'Israël se voit avec les yeux de l'intérieur.

50 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Les secrets de la terre d'Israël - Le Zohar de la terre d'Israël (M. Meir) - Rav Yoel Ben Haroch, 59 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bé'ezrat Hachem, aujourd'hui on commence réellement l'année, en quelque sorte, puisque avec les fêtes et tout, il y a eu beaucoup d'arrêts. Et avec moi, Bé'ezrat Hachem, nous allons étudier tout ce qui concerne la vision globale de la réalisation des choses, en laquelle nous avons émouna. Je veux dire par là que

nous devons réaliser le divin, parce que nous disons que nous avons une émouna en HaKadosh Baroukh Hou. La signification de émouna, c'est la réalisation. C'est-à-dire: comment est-ce que je peux réaliser le divin à travers mes actes, à travers mes pensées, à travers mes paroles, pour faire en sorte qu'il y ait plus de valeurs divines sur terre ? C'est ça le but, en fait. Tout le but, c'est une réalisation des degrés supérieurs, dans ce monde inférieur, dans ce monde de la matière.

Alors, nous avons plusieurs degrés dans cette étude, et aujourd'hui nous allons nous occuper de la terre d'Israël, parce que la terre d'Israël fait partie de l'un des trois niveaux sur lesquels nous devons travailler. L'homme se trouve dans trois niveaux simultanément. C'est-à-dire qu'il se trouve dans un temps, dans un temps bien précis.

Il se trouve dans un lieu bien précis, et il se trouve avec un degré d'âme qui correspond à ce qu'il est. Donc chacun de nous doit faire en sorte d'associer ces trois niveaux et d'œuvrer dans ces trois niveaux. Degré d'âme, ça veut dire que chacun de nous a une attirance, une faculté naturelle qui correspond plus à sa nature. Il y a des gens qui sont plus attirés par le côté mathématique.

Il y en a d'autres qui sont plus attirés par le côté littéraire, il y en a d'autres qui sont plus attirés par le côté artistique. Chacun a donc une qualité d'âme avec laquelle il doit utiliser pour décoder la même donnée, qui arrive au niveau collectif, Israël. Je vais vous donner un exemple. La mitsva de tefilines est une mitsva qui a été donnée au collectif Israël. Israël a reçu la mitsva de tefilines en tant que peuple.

Maintenant, moi, en tant qu'individu, comment est-ce que je vais appliquer cette mitsva ? J'ai ma manière à moi. Nous avons tous la même mitsva de base, mais ma manière à moi de la vivre est différente de la tienne. Ma pensée est différente, mon approche est différente, ma manière d'acheter les tefilines est différente. Je vais prendre des tefilines qui sont un petit peu plus à mon goût. Je peux éventuellement prendre des lanières qui sont peintes en noir dedans et dehors, et pas seulement dehors.

Je veux une paire de tefilines qui soit écrite à tel texte, avec telle écriture et pas une autre. Pourquoi ? Parce que j'ai un côté qui m'attire vers ça. Et au moment où je poserai les tefilines sur moi, j'aurai des pensées qui sont complètement différentes des tiennes, naturellement. Ça veut dire que la mitsva est collective, mais la manière de l'appréhender est par rapport à moi-même. Chacun a son prisme, et par rapport à ce prisme-là, eh bien, la même lumière arrivera d'une manière nuancée.

Donc chacun de nous doit être nuancé par rapport à l'autre, et aucunement le même que l'autre. Oubliez l'idée que tout le monde doit être pareil. C'est faux. Tout le monde est différent, par nature. Ce qui est pareil, c'est l'axiome de base: HaKadosh Baroukh Hou qui donne la Torah au peuple d'Israël. Mais à l'intérieur du peuple, nous sommes des individus, et nous devons au contraire mettre en relief nos différences. Tout en sachant garder ces différences et en sachant qu'elles sont complémentaires: moi, je complète ce qui te manque, et toi, tu complètes ce qui me manque.

Et chacun de nous, dans l'ensemble, arrive à réaliser le maximum de la même mitsva. Parce que moi tout seul, je ne peux pas réaliser la vérité. La vérité englobe tout. Et comme moi je suis individuellement séparé, je ne peux pas dévoiler, c'est subjectif. Donc je dois m'associer à toi, et à lui, et à elle, et ensemble nous allons avoir beaucoup de facettes de cette même vérité, et on se rapprochera de plus en plus de cette vérité.

Morale: nous devons mettre en place les différences, et c'est pour ça que nous faisons la Havdala. Comment traduisez-vous le mot Havdala ? Non, pas du tout. Havdala, c'est différencier. Distinguer. Sinon, ça aurait été hafrada, attention. Donc on ne doit pas faire la hafrada, ni une séparation entre Chabbat et les jours de la semaine. Khasveshalo. Mais différencier. Distinguer.

Si tu sépares le Chabbat des jours de la semaine, que se passe-t-il ? C'est la mort. Si tu sépares Israël des nations du monde, c'est la mort. Si tu sépares la neshama du corps, c'est la mort. Mais tu dois différencier la neshama du corps tout en étant dans le même organisme, en sachant les différences de chacun, les niveaux de chacun. Comprenez, c'est une nuance très importante: on ne sépare jamais, mais on fait des distinctions. Et ça, c'est une clé pour comprendre le judaïsme.

Le judaïsme, ce n'est pas un monde de séparation, mais un monde de complétude, où chacun complète, rajoute sa façon à lui, sa manière à lui, de la même mitsva. Bien entendu, la mitsva doit être la même, celle que nous avons reçue d'une manière objective du divin qui est descendu dans ce monde. On n'invente pas des choses.

L'une de ces facettes, c'est le lieu. Et là, nous allons nous occuper du lieu aujourd'hui. Le lieu le plus adéquat, le plus correspondant à notre nature d'Israël, c'est la terre d'Israël. Maintenant, on va essayer, dans cette terre-là, de comprendre quelles sont les différentes manières, quels sont les différents accès de cette terre d'Israël. Qu'est-ce qu'elle cache en elle ? Quelles sont ses qualités intrinsèques ? Qu'est-ce qu'elle nous offre ? Et qu'est-ce que nous devons faire sur cette terre et dans cette terre ?

J'ai parlé de trois: le lieu, le temps, donc l'espace, le temps, et l'homme. Tu as bien conscience que nous sommes différents les uns des autres. Donc, selon celui que je suis, j'ai un autre accès. La terre, c'est la même chose: selon l'endroit où tu te trouves, l'accès est différent. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Michna. La Michna nous dit qu'il y a des saintetés différentes qui se dévoilent différemment selon les endroits sur terre.

Et la même chose au niveau du temps. On est bien d'accord que le degré de lumière de Chabbat n'est pas exactement le même que le degré de lumière d'un jour normal. Entre guillemets. Ça veut dire qu'il y a des différences de dévoilement par rapport au temps. Donc, par rapport au temps, par rapport à l'espace et par rapport à l'homme. Aujourd'hui, nous allons préciser les degrés du lieu, de l'espace.

Il s'agit d'un texte du Rav Harlap, tiré du livre Maayane Hayéchoua, dans un ouvrage qui s'appelle Meymarom. Tout est écrit en haut, je vous l'ai écrit en haut. Quel est le titre ? La traduction d'abord: Erets Israël, la terre d'Israël, shebehazon, qui se trouve dans …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

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