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Le nationalisme, expression de l'unité d'Israël chez le Rav Kook

Le réveil national au Sinaï révèle l'unité du peuple et prépare la royauté d'Israël sur sa terre.

54 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Le nationalisme juif, une nation créée pour l'élévation, 1 h 00

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à tous.

Il y a une Torah nationaliste. Ou bien, il y a un côté religieux. D'un autre côté, il y a le côté nationaliste, et il y a le côté universaliste. Donc il y a ici tout un programme: savoir comment se placer dans notre Torah, comment HaKadosh Baruch Hou a vu les choses. Dans le Perek Aleph de ce cours, le Rav va traiter de l'unité d'Israël. Donc, Akhdoutam d'Israël.

Le Rav nous place directement face à la définition exacte du peuple d'Israël, et il dit que le réveil national, nationaliste,

dans le degré le plus profond, du plus profond, c'est en réalité le degré ultime, supérieur, le plus élevé de l'unité d'Israël. Autrement dit, le Rav est en train de nous dire ici que l'unité d'Israël se révèle à travers son réveil au nationalisme.

Il dit, le Rav: c'est la préparation la plus réelle pour arriver à la vision divine la plus claire qui soit, comme celle de Moshé Rabbeinu, c'est-à-dire sans équivoque, sans aucun doute, une vision divine supérieure, objective, car elle vient du haut vers le bas, en prophétie, en d'autres termes.

Il donne le verset: le peuple d'Israël a campé face à la montagne, face au mont Sinaï, et Moshé est monté vers Dieu. Donc, à chaque endroit où la Torah parle au pluriel, « ils ont campé, ils ont voyagé », il s'agit d'Israël.

Les sages nous expliquent que le fait que ce soit au pluriel vient nous indiquer qu'ils voyageaient avec des différenciations entre eux, des disputes, des querelles, un manque d'entente, un manque de cohérence entre eux, et ainsi ils campaient. C'est-à-dire que le peuple d'Israël n'était jamais

dans l'unité. Et c'est pour ça que la Torah parle au pluriel. Mais ici, au moment du don de la Torah au mont Sinaï, le texte parle au singulier pour nous indiquer l'inverse: Israël est arrivé enfin à un seul cœur, à une seule unité, comme un seul homme,

dans ce degré. Et c'est pour ça que le texte parle au singulier. Tout ça vient de ce Midrash.

Résumé de ce qu'on vient de dire: le réveil nationaliste, c'est en réalité l'unité d'Israël. Autrement dit, lorsqu'Israël est unie, c'est parce qu'il est arrivé à dévoiler son côté national, et non pas seulement son côté religieux. Ça veut dire qu'Israël peut se déplacer dans le désert, dans un mouvement continuel, mais toujours dans une querelle, sans unité. Mais à partir du moment où quelque chose de plus profond va apparaître, il est obligatoire que le peuple soit dans l'unité.

Pourquoi ? Parce que ce plus profond qui est en train d'apparaître, qui est en train de descendre sur Israël, n'est pas seulement un message religieux de Dieu, mais il a quelque chose de plus. Il y a ici un message qui s'adresse à la nation tout entière. Donc on est obligé d'introduire la notion nouvelle qui s'appelle nation, ouma, les oumiyot. Et donc, dit le Rav, c'est parce que

Dieu descend vers nous avec cette nouvelle donnée, ce nouveau degré, qui s'appelle le nationalisme du peuple d'Israël. Il ne nous considère pas comme un ensemble d'individus, mais comme une nation. Et à partir de ce moment-là, cette nation va mettre en relief son unité. Ça veut dire: unité égale nationalisme. Dès que tu te réveilles dans un mouvement nationaliste,

tu peux toucher à l'unité. Tant que le côté nationaliste ne s'est pas réveillé, même s'il y a d'autres côtés, on n'arrive pas encore à l'unité. Unité égale valeur nationaliste. Pour l'instant, c'est ce que le Rav est en train de nous indiquer. On n'a pas encore compris pourquoi. Mais le Rav est en train de placer son message, et il traite l'unité d'Israël

par le côté national d'Israël. Effectivement, dit le Rav, ce réveil nationaliste s'est révélé au moment opportun, c'est-à-dire au moment voulu, le véritable moment, avec une exactitude dans le temps. Et ce réveil national

a été révélé à Israël. Ça veut dire tout simplement que le don de la Torah au mont Sinaï, parce qu'il s'agit de cette référence, ce n'est pas seulement le moment où Dieu a donné la Torah à Israël, mais c'est le moment où le peuple d'Israël a découvert quelque chose de plus. Et cette chose-là, c'est qu'il était une nation.

Que le peuple d'Israël est une nation, que la Torah a été donnée à une nation, et que la Torah a une valeur nationaliste. Ça, c'est un chidouch. Ça, c'est une nouveauté dans la bouche de Rav Harlap. Et maintenant il explique pourquoi le fait que Dieu descende vers notre monde pour nous donner la Torah a un rapport avec un côté nationaliste. Il s'agit là du don de la Torah, donc c'est un côté religieux.

Je ne comprends pas pourquoi le Rav est en train d'introduire une notion qui, apparemment, est étrangère. La Torah qui descend dans le monde, je comprends: c'est une indication religieuse, entre guillemets, d'un Dieu qui veut donner à son peuple la direction de vie. Mais en quoi ça a rapport avec la nation d'Israël ? Ça, c'est le chidouch de notre cours. C'est que nous sommes en train de comprendre

que la Torah, justement, n'est pas religieuse, que nous ne sommes pas une religion, mais que nous sommes une nation qui applique des lois correspondant à la nature de cette nation. Ça veut dire que la Torah, dans son plus profond degré, s'adresse à la nation d'Israël et n'appartient pas à des hommes individuels. Les choses se compliquent parce qu'en réalité,

je peux dire, en extrapolant, que si un homme se détachait de sa nation d'Israël, même s'il appliquait la Torah et les mitzvot, eh bien, ça n'a pas la même valeur, parce qu'il a lâché son côté nationaliste. Donc il est devenu religieux, mais il ne fait pas partie de, il n'a pas pris conscience de cette nation d'Israël. Donc il y a un manque dans son approche. Je ne parle pas maintenant

— Tu es en train de confondre deux degrés. Tu es en train de confondre le tsibour avec la notion de peuple. Le tsibour, c'est un ensemble d'individus, qui peut contenir des individus négatifs. Là, il s'agit d'un degré beaucoup plus élevé. On est en train de parler du peuple. Le peuple, c'est une notion au niveau de l'âme, c'est-à-dire une notion divine qui a été créée par HaKadosh Baruch Hou.

C'est ce qu'on appelle la nation d'Israël dans son degré le plus ultime, le plus supérieur, avant qu'il ne s'habille dans des êtres. Ça veut dire que l'homme doit considérer son judaïsme comme faisant partie de la nation. J'explique: nous le disons dans la Bra'ha. D'abord, HaKadosh Baruch Hou nous a choisis comme un peuple, a choisi de nous créer comme un peuple, plus exactement,

et seulement grâce à ça, c'est grâce au fait que je fasse partie de cette nation, Israël, que je peux recevoir la Torah. Ce n'est pas la Torah qui m'a rendu Israël, c'est Israël que je suis qui me permet de recevoir la Torah. Vous avez compris ?

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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