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Erets Israël et la face cachée de l'étude

Comment dépoussiérer les lettres de la Torah pour accéder au sens profond, et ce que Hanouka révèle de l'intériorité face à l'extériorité.

59 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Prophétie et terre d'Israël : unir l'âme et le corps, 53 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov, nous sommes dans la suite de notre cours concernant Erets Israël et la différence entre le secret de cette terre et la façon de la voir au niveau dévoilé. Nous sommes dans le passage qui commence lorsque l'homme se réveille avec ardeur, avec une ardeur de l'étude de la Torah.

Afin de connaître, d'arriver à accéder à la partie cachée. Cette partie qui est cachée, en réalité, dans le blanc d'entre les lettres. C'est une expression: nous sommes dans l'approche intérieure de l'étude.

À tel point que nous pouvons dire le Hallel, c'est-à-dire remercier, louer HaKadosh Baroukh Hou d'avoir accepté de nous faire entrer dans ce niveau-là de l'étude. C'est comme un remerciement à HaKadosh Baroukh Hou de nous donner accès à cette partie cachée de la Torah. Si c'est le cas, même les dévoilements qui passent par les lettres elles-mêmes, Mitna'arim et Afaram, sont nettoyés de leur poussière.

Autrement dit, les lettres de l'étude, avant de pénétrer le secret de l'étude, sont pleines de poussière. Tu ne peux pas comprendre réellement le sens des choses si ce n'est que lorsque tu secoues ton étude, en donnant à ton étude une profondeur. Là aussi c'est une expression, tout est imagé chez le Rav.

Il dit que l'accès profond va dépoussiérer les lettres que tu étudiais jusqu'à maintenant. Avant d'étudier le sens profond, les lettres, l'étude classique du premier degré, c'est comme si tu étais dans un monde de poussière où tu ne vois pas encore clairement les choses. Et dès que tu as accès au sens profond, tu commences à dépoussiérer toutes ces lettres.

Et va commencer à se dévoiler à tes yeux un étage beaucoup plus profond, beaucoup plus intérieur, et donc, par la même, beaucoup plus global. De la même manière que nous disons dans le Lekha Dodi: Hitnaari mei-afar kumi, c'est-à-dire: secoue-toi et lève-toi de la poussière. C'est la même chose. L'étude de la Torah est un petit peu poussiéreuse lorsqu'on n'a pas accès au sens profond.

Et dès qu'on a accès au sens profond, l'étude de la Torah devient autre chose. Ce ne sont plus seulement des lettres, des mots et des discussions rabbiniques. Tu commences à comprendre le sens pour lequel HaKadosh Baroukh Hou a créé ce monde et à placer ses sages afin de discuter sur des points qui sont bien précis quant au dévoilement de l'infini dans le monde fini. Tout te paraît différent.

Tu montes à un autre niveau. C'est un autre étage qui se dévoile devant toi. Mais pour cela, il faut que tu te secoues. Tant qu'un homme ne se secoue pas, sa Torah, c'est encore, et le Rav est en train de le dire, des lettres poussiéreuses. Et il faut que tu saches enlever la poussière de tes lettres. En faisant quoi ? En comprenant d'abord, en prenant conscience qu'il y a un secret, un sens profond à ton étude.

Et essaye, selon tes moyens, d'y accéder. Une fois que ces lettres, dit le Rav, sont dépoussiérées, ces lettres, ces mots que tu as peut-être rencontrés déjà durant ta vie, durant les années de ton étude, tu es déjà passé devant ces textes-là. Seulement, la poussière qui les entourait ne te permettait pas de voir réellement leur sens. Un exemple:

Parfois vous lisez un verset de Tehillim que vous avez déjà lu vingt mille fois. Seulement maintenant, avec l'explication qu'on vient de vous donner, vous voyez ce verset avec un nouvel œil, avec un nouveau regard. Quelque chose a changé. Tu ne liras plus jamais ce verset avec la compréhension et la manière de faire que tu avais jusqu'à maintenant. Et tu peux répéter des mots toute ta vie sans jamais réellement comprendre ce que tu es en train de dire. Dès qu'on étudie quelque chose, cela fait remonter à la surface le secret de ce mot. Et là, tu le vois avec un autre œil. Et donc, ça devient une éternité. Ça prend un ordre d'éternité et de victoire.

Ok ? Netzach, en hébreu. En hébreu, Netzach, ce sont exactement les lettres de Hitzon, mais ce sont en même temps les lettres de Hitzoni. Hitzoni veut dire ? Extérieur, superficiel. Donc c'est soit superficiel, extérieur, Hitzon, soit tu inverses les mots, et ça devient Netzach, victoire, donc profondeur, donc éternité. Il faut donc avoir une victoire sur l'extériorité.

C'est d'ailleurs tout le sens de Hanouka, que nous allons fêter à la fin du mois. Hanouka, c'est quoi ? C'est la victoire de l'intériorité face à l'extériorité. L'extériorité, c'est la Grèce, le côté cérébral, le côté rationnel, alors que l'intériorité, c'est Israël, c'est la Torah que HaKadosh Baroukh Hou apporte au monde. Tant que tu laisses le grec qui est en toi gagner, tu laisses en réalité l'extériorité qui est en toi la gagner.

Et dès que tu comprends le sens profond, tu donnes le pouvoir à la face cachée qui est en toi, et à la face cachée qui se trouve dans l'univers tout entier. C'est l'étude de la face cachée qui va gérer, en réalité, même la face dévoilée. Dans le mot Hitsoniout, qui veut dire extériorité, superficialité, il y a le mot Yevani, qui veut dire le grec. D'accord ? Donc le Yevani se trouve dans l'extériorité. Il ne faut pas tuer le grec, parce que le côté rationnel est nécessaire chez l'homme. Il faut simplement le convertir, le mettre au service de la neshama divine qui est en nous.

C'est bien que nous ayons un côté cérébral, cartésien, intellectuel, mais c'est seulement comme serviteur de l'arbre de la vie, et non pas comme premier degré. Autrement dit, nous vivons d'abord de l'être infini, la Torah, et à partir de cela nous devons, intelligemment parlant, développer cette étude par notre cerveau.

Donc ça devient Netzach, Behod, K'tushatav, V'tif Artam. Là, le Rav joue avec les sphères célestes. Il parle de Netzach, de Hod, de Tiferet. Vous voyez, ce sont des noms de séfirot. Et lui, il les case à l'intérieur de son texte, à la manière du Rav Kook aussi, c'est-à-dire sous forme allégorique, sous forme poétique.

Il insère des termes venus du monde de la Kabbale qui nous disent tout simplement, et je vous le traduis directement, qu'il s'agit du degré des jambes, des pieds. Autrement dit, tant que les choses ne sont pas au niveau des jambes, elles n'existent pas encore réellement. Je vais le traduire avec d'autres mots: lorsque nous avons une idée, un idéal, tant que cet idéal n'est pas arrivé à l'étage des jambes, à l'étage de la manifestation, du dévoilement, eh bien, le travail n'est pas terminé. Le travail, c'est d'arriver toujours aux sphères inférieures.

Le nom des sphères inférieures, peu importe maintenant, ce n'est pas la peine d'entrer dans tous les détails: ça s'appelle Netzach, Hod, Yesod, et il l'a appelé ici Kedoucha et Tiferet. Donc le Rav introduit des notions de Kabbale pour nous dire: fais descendre tes idées pour les vivre. Et c'est ce qui se passe avec l'étude lorsque tu prends contact avec le sens profond de l'étude. Tu touches l'essence des mots, l'essence des lettres, et c'est comme si tu les mettais en …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

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