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Le seder de Pessah : règles pratiques et Haggadah

Inviter un non-juif au seder, le vin, l'afikoman, la matsa et le maror, et les deuxièmes sédarim.

43 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Le seder de Pessah, 56 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon, chalom à tous, suite. Un rappel important: il peut arriver, pour diverses raisons, qu'il y ait à la table du Séder un goy ou une goya. Pour des raisons que nous n'allons pas discuter, mais le fait est parfois là. Il y a un problème dans le fait d'inviter un non-juif un jour de Yom Tov.

Pour nous, c'est très simple: étant donné que la Torah nous a autorisés à cuisiner pour des juifs le jour de Yom Tov, s'il y a un non-juif, on risque de cuisiner aussi pour lui, de lui faire un café, de réchauffer de l'eau, par exemple. Dans la mesure où cela se produit, il faut donc procéder comme le jour de Chabbat. Le Chabbat, on a le droit d'inviter un goy chez soi, et dans ce cas-là, il ne faut rien cuisiner sur le feu, mais tout faire entièrement comme pour Chabbat, avec une plata et tout le reste.

Cette année, le problème ne se pose pas, étant donné que le jour de Pessah retombe Chabbat. Cela peut être un problème dans la mesure où vous faites deux jours. Alors, oui ?

— De ce point de vue-là, oui, absolument. Le problème reste pour ce qui est du vin.

Vous savez que le contact d'un goy avec une bouteille ouverte ou un verre versé rend ce vin impropre à la consommation d'un juif. Et donc, il faut dire à l'avance à ce goy: voilà, ça, c'est ta bouteille, tu ne touches pas aux autres bouteilles, elle est entièrement pour toi. On a mis une belle étiquette sur laquelle on a écrit... Enfin, bref, cette personne pourra se servir de ce vin.

Rappelez-vous une chose importante: si vous versez du vin dans le verre d'un goy et qu'il tient le verre en main, cela disqualifie également tout le contenu de la bouteille. Faites attention. S'il ne l'a pas levé, ça va. Mais s'il l'a levé, alors cela rend impropre à la consommation tout ce qu'il y a dans la bouteille. De même, s'il a déjà du vin, et que vous rajoutez du vin qu'il a touché, c'est la même chose. Donc n'oubliez pas cela, et tenez-en compte.

— Et s'il n'y a plus de vin ?

Non, par rapport au gré. Au gré, il n'y a plus de vin. En supposant qu'il n'y a plus de vin, c'est fini. Il n'y a plus de vin.

Alors, on ne peut pas presser des raisins pour en faire du vin Chabbat ou Yom Tov. Alors c'est râpé.

— Le vin mevouchal ?

Alors, ce qu'on appelle le vin mevouchal, c'est un vin qui a été cuit. Certains considèrent que la pasteurisation est suffisante, mais cette opinion est difficile à admettre. C'est seulement dans des cas d'extrême problématique que l'on peut se baser sur cette opération.

— Toujours par rapport au goy...

J'avais entendu dans la phrase que c'était interdit d'inviter un goy le jour de Pessah, pour bien marquer l'extinction ?

Alors il y a un autre problème. Quand il y a le sacrifice de Pessah, c'est interdit: un non-juif n'a pas le droit de manger du sacrifice de Pessah. Certains ont été jusqu'à élargir cette interdiction à l'ensemble de la soirée du Séder. Ce n'est pas absolu; souvent, pour des raisons qu'on ne peut pas éviter, on ne peut pas tenir compte de cette opinion. Cependant, il est bon de ne pas lui donner de afikomen, étant donné que l'afikomen est un souvenir du sacrifice de Pessah.

Maintenant, nous continuons donc l'étude de la Haggadah.

Après avoir fini les dix plaies d'Égypte, on termine également les drachot, les interprétations homilétiques faites autour des versets des Bikourim. Et alors, on a l'habitude de rajouter trois beraïtot: l'une de Rabbi Yossi HaGalili, l'autre de Rabbi Eliezer, et l'autre de Rabbi Akiva.

Ce sont trois beraïtot. D'ailleurs, ici, à la page 8, vous avez Rabbi Yosef Eliezer Homer, vous voyez. Après, vous avez Rabbi Eliezer Homer, vous voyez. Après, ils devraient avoir écrit Rabbi Akiva Homer, mais ils se sont plantés dans cette édition, ils ont oublié de l'imprimer. Ça arrive. En tout cas, Rabbi Akiva Homer. Donc, vous avez ici plusieurs manières de compter les plaies d'Égypte: accumulation de plaies.

Et après, vous avez une sorte de cantique de louanges, dans lequel on fait la liste des bienfaits que nous a faits le Bon Dieu. Il y en a une quinzaine, d'accord ? Cela finit à chaque fois par Dayenou. S'il avait fait seulement ça, cela aurait été suffisant pour le louer. Et s'il avait encore fait ça, cela aurait été suffisant pour le louer. C'est ça, le Dayenou. À plus forte raison, lui qui nous a fait tout cela, vous avez encore la liste des quinze. Et cela s'arrête à la page neuf.

Alors si vous ouvrez à la page neuf, vous avez ici un enseignement tiré de la Mishna, qui se trouve dans la Mishna juste après le récit de la Haggadah. On a introduit cette suite de la Mishna dans la Haggadah: Rabban Gamliel disait: celui qui n'a pas dit ces trois choses-là, c'est-à-dire, n'a pas eu l'intelligence des choses, n'a pas compris ces trois choses-là. Yatsa yedei hovato: il ne s'est pas quitté de son devoir.

Quelles sont les trois choses à comprendre ? Pessah, matsa et maror. Certains les disent ensemble. Pessah, il s'agit du sacrifice. Matsa, il s'agit de la matsa, le pain sans levain. Et maror, il s'agit des herbes amères. Et c'est alors que l'on explique les différents éléments du Séder.

Certains, à ce moment-là, lèvent le zeroa, cet os avec de la viande grillée, en souvenir du Corban Pessah, comme si on soulevait le Corban Pessah. Certains disent surtout de ne pas lever cela, pour qu'on n'aille pas penser que cet os fait partie du Corban, étant donné qu'aujourd'hui on ne fait pas le sacrifice. Certains disent donc de ne pas le lever; certains disent de se contenter de le regarder, certains montrent du doigt. Chacun selon son minhag.

Et donc on explique la raison pour laquelle nos ancêtres mangeaient le Corban Pessah, puissions-nous de nos jours, vite et de nos jours, le manger nous aussi. Pourquoi, même le manger ? Parce qu'on ne fait pas aujourd'hui le sacrifice de Pessah. Si on faisait le sacrifice de Pessah, on le mangerait. Mais comme on ne le fait pas, nous ne le mangerons pas.

Pourquoi ne fait-on pas le sacrifice de Pessah ? Ceci est un sujet de cours en soi, qui mériterait donc une étude. Voilà.

Alors, après, on prend la matsa. Le maître de maison prend la matsa et dit matsa zo, cette matsa-là. Il y a chez nos frères tunisiens un minhag qui consiste à faire passer la matsa de main en main, après avoir tourné la matsa dans différentes directions. En disant — mais le texte est différent — chez nos frères tunisiens ce n'est pas matsa zo, c'est matsa jou: matsa jou, matsa jou, matsa jou. Et ça passe de l'un à l'autre. Tout cela pour qu'on remarque que la matsa existe. Et alors on explique pourquoi nous …

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Oury Cherki ».

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