L'infini dans l'humain et la vitalité de la Torah
Le Rav Benharrouche explique comment l'âme d'Israël porte la valeur de l'infini, à partir du Derech Hachem du Ramhal.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Chiloul Hachem et Kiddouch Hachem : le nom divin, 1 h 02
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Amen. Amen. Amen.
Bérémi et Karim, on est prêts pour attaquer ? C'est parti ? On est prêts. Ok. Je vais reprendre notre texte. Est-ce que vous me voyez, et vous voyez le texte en même temps ? En même temps, oui. Ok. Alors, Pireshoutré, mais avec le remerciement de tous ceux qui ont donné la main pour que ce programme de Yeshiva Zoom réussisse.
Je les remercie d'avance, et je suis très heureux de partager cette Torah entre tous les Rabbanim et vous-mêmes, ceux qui sont fidèles et qui écoutent nos cours, qui voient nos cours régulièrement. Baroukh Hachem, HaKadosh Baroukh Hou vous bénisse et vous donne le meilleur. Nous essayons d'ajuster notre vie par rapport aux volontés, à la volonté divine.
En fait, c'est le but de tout. Nous ajustons notre vie, petit à petit, comme des horlogers, dans une exactitude de plus en plus prononcée, avec une fidélité et une finesse qui demandent à aboutir à ce que la bonté divine se déploie et se dévoile sur la terre. Tous les personnages de la Torah œuvrent dans la même direction.
Ce sont des acteurs que HaKadosh Baroukh Hou utilise, et en réalité ce sont des parties de nous-mêmes. Quand on parle d'Abraham, Yitzhak, Yaakov, Sarah, Rivka, Rachel, Léa, en réalité ce sont des parcelles de nous-mêmes. Chacun de nous a ses différents personnages en lui. De temps en temps, nous devons mettre en valeur Abraham, c'est-à-dire notre attribut de bonté, de partage.
Et il faut savoir aussi donner des limites, et c'est pour ça que nous devons aussi, de temps en temps, mettre en relief notre Yitzhak, celui qui donne les mesures, celui qui sait où sont les choses avec plus d'exactitude. Et de temps en temps, nous devons être Sarah, pour savoir où sont nos intérêts au niveau de la nation et ne pas nous laisser avoir. Et de temps en temps, nous devons être Rivka,
qui sait garder les valeurs de Sarah avec sa propre vision de la vie et son propre prisme. Vous comprenez qu'en réalité nous sommes un seul personnage qui évolue tout au long de l'histoire et qui dévoile petit à petit la valeur de l'infini dans ce monde. La valeur de l'infini dans ce monde, c'est la vie. Puisque HaKadosh Baroukh Hou est le maître de la vie, la racine de la vie, la source de toute vie,
eh bien, sa volonté première, c'est la vie. Et donc nous devons vivre. Melech Chafetz Bachayim. C'est un roi qui désire la vie, qui désire les vivants. Donc nous devons tout faire pour rester vivants. Pas seulement pour vivre et se lever le matin. Quand je parle de vie, je parle de vitalité. Nous devons rester frais. Nous devons rester
avec une vigueur de vie, une envie de vie, une force de vie, une intuition de vie et une recherche de vie de chaque instant, pour pouvoir en réalité vivre réellement l'infini. Puisque nous vivons l'infini. Et plus je vis l'infini, plus je le réalise. Moins je vis l'infini, plus, Hass vé-Chalom, je suis considéré (on parle de quelqu'un d'autre, toujours) comme un rachat.
C'est pour ça que les Rechaim sont appelés morts: ils ne sont pas vivants, parce qu'ils vivent moins l'éternité. Alors qu'un tsadik s'appelle Hay Olamim (tsadik Hay Olamim), parce qu'il vit l'éternité divine, et la vie, en réalité, le traverse. Et donc, lorsqu'on voit un véritable tsadik, nous devons voir en lui une vitalité, une force de vie supplémentaire. Lorsqu'on voit un rachat, on devrait voir quelqu'un d'éteint.
Tout ce que nous faisons dans notre monde. Dans notre programme de cette année, en tout cas avec moi, en toute humilité, on m'a donné le livre du Ramhal à développer avec vous, Terech Hachem. Et nous avons déjà commencé, nous sommes presque à la fin du deuxième chapitre que nous allons terminer aujourd'hui. Be'ezrat Hachem, nous avons expliqué que HaKadosh Baroukh Hou a inventé, a créé
avec sa sagesse infinie, une existence dans laquelle il y aura une place pour que nous-mêmes puissions révéler cet infini. C'est un petit peu paradoxal, parce que le monde dans lequel nous sommes nous apparaît comme un monde fini, et en réalité il est capable de contenir l'infini. Et c'est un petit peu incompréhensible. C'est comme Israël. Israël, apparemment, c'est un peuple comme tous les peuples.
Et en même temps, on nous raconte, on nous dit que nous sommes capables de véhiculer les valeurs de l'infini. Comment un peuple fini, avec une terre bien définie, avec des êtres, des hommes, des femmes, des enfants, comment est-ce que nous pouvons véhiculer des valeurs de l'ordre de l'infini ? Ce qui est en soi quelque chose de miraculeux. Et nous avons donné la réponse: HaKadosh Baroukh Hou nous a créés, nous a façonnés, nous a
préparés avec une âme qui est capable de le faire. C'est là qu'il y a eu le choix. Le choix de Dieu n'était pas un choix parmi les nations, mais un choix de nous créer de telle manière. Et donc ce choix a eu lieu bien avant la création du monde. Il a choisi de créer une âme spéciale, l'âme de la nation d'Israël. Cette âme s'appelle Israël, comme le peuple, comme la terre,
comme le langage. Et cette âme, avec ses qualités intrinsèques, est capable de dévoiler l'infini. Nous avons expliqué que cela marche comme une résistance électrique, qui a la capacité de résister à la lumière pour la dévoiler. Si notre exemple est bon, cela veut dire tout simplement que le peuple d'Israël est capable de résister à la lumière divine, et c'est pourquoi aussi
ce peuple seul est capable de dévoiler cette lumière. Et donc, quand vous achetez une lampe, vous achetez une résistance. Le peuple d'Israël est une résistance. Qu'est-ce qui est écrit sur la lampe ? Eh bien, quand vous allez à la Makolet, vous demandez une lampe de 100 watts: le peuple d'Israël est une résistance de l'infini watt. C'est-à-dire qu'il est écrit sur notre neshama: quelle est la capacité, la résistance, à combien de lumière ça tient ? Est-ce que ce peuple peut éclater ?
Comme une lampe qui ne peut pas tenir la lumière. Eh bien, il y a marqué « lumière infinie, capable de résister à toute lumière ». Voilà ce qui est écrit dans l'ADN de notre neshama. D'un côté c'est un cadeau, de l'autre c'est dangereux, parce que si nous ne faisons pas, si nous ne jouons pas notre rôle dans l'histoire, eh bien on nous tape un petit peu sur les mains, on nous tape sur la tête, et le peuple d'Israël
a toujours l'impression qu'il y a un moteur intérieur qui ne le laisse jamais tranquille. Donc ceux qui cherchent le repos, oubliez: vous ne serez jamais dans un repos. Ça, c'est chez les Italiens. Far niente. Chez nous, il n'y a pas de far niente. Chez nous, il y a un travail continuel. Tsadikim ein lahem menuha, lo ba-olam hazeh ve-lo ba-olam haba. Les tsadikim n'ont jamais de repos,
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
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