Le fils du roi et la Torah des secrets, Rabbi Shimon Bar Yochai
Pourquoi l'étude de la Kabbale libère la vérité et met fin à la mort, le jour de Lag BaOmer.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Le double commencement de la Création, corps et âme, 51 min
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Chalom ouvracha. Chalom alekhem, birkat hachem aleikhem. Nous sommes aujourd'hui dans une double joie: nous sommes à Pessah Chéni et, en même temps, dans la hiloula de Rabbi Meïr Baal Hanes. Et étant donné que nous sommes dans une semaine chargée de kabbale, de Torah des secrets, nous avons l'immense joie de faire partie de ceux qui se préoccupent de cette Torah, et nous ne laissons pas cette partie de la Torah dans l'ignorance. Je vous souhaite donc, bézrat Hachem, d'être remplis de toute cette lumière et que nous soyons les participants actifs du dévoilement du roi Machia'h.
Comme vous le savez, le roi exige l'étude de cette Torah tout simplement parce que le monde doit monter au niveau de la Gueoula. On ne peut pas apporter une lumière supérieure au monde si le monde n'est pas capable de l'aborder. Or, pour avoir le kli, l'ustensile nécessaire, il faut approfondir, on ne peut plus continuer à étudier la Torah telle que nous l'avons faite pendant 2000 ans. Et les gens qui ne comprennent pas cela s'obstinent, malheureusement, à rester coincés dans les degrés les plus premiers de la Torah, sans pénétrer à l'intérieur de ses secrets.
Les sages nous disent que, malheureusement, c'est à cause de cela que l'exil continue, qu'il y a de la pauvreté, qu'il y a de l'exil, qu'il y a des malheurs dans ce monde. C'est un Zohar précis, dans les Tikkounim, au Tikkoun 40-43. Il faut donc faire très attention à ne plus laisser cette situation se développer, mais devenir acteurs de notre histoire, sérieusement, prendre les choses en main et, béézrat Hachem, faire partie de ceux qui dévoilent cette Torah.
La chose ressemble à un enfant qui entre à l'intérieur du palais de son père, qui est le roi. Alors que tous les princes ne peuvent pas pénétrer à l'intérieur des secrets, le fils, lui, ouvre le frigo devant le roi et lui dit « Salut papa, je vais dans la chambre te prendre une chemise ». C'est exactement ce que font les maîtres de la kabbale. Ils ont la possibilité, par amour d'Hakadosh Baroukh Hou, d'être comme des fils qui entrent dans les chambres les plus secrètes, parce qu'ils
considèrent qu'il y a un rapport père et fils, et d'aller se servir là-bas, d'aller ouvrir l'armoire, prendre des chemises, prendre des vêtements, et dire à Hakadosh Baroukh Hou, le roi de l'univers: « Merci papa, je rentre à quatre heures. » Alors que tous les princes qui sont à côté du roi tremblent et ne peuvent rien faire, le fils du roi, lui, se permet des choses que les autres ne peuvent pas se permettre.
Étant donné que nous sommes dans les sept semaines, je pense qu'il faut faire un petit résumé de notre étude, Baroukh Hachem, que nous avons commencée, et accélérer le mouvement, amplifier ce mouvement, et faire partie de ceux qui sont associés à la Gueoula. Je vous le dis parce que c'est réellement cette étude qui nous fait être associés à notre Gueoula Chelema.
Donc, le jour le plus grand de la Torah des secrets, c'est Lag BaOmer, le 33e jour du Omer. C'est aussi la journée importante du Tana, dont le mérite nous protège. C'est le jour où la façon de vivre de Rabbi Chimon bar Yochaï nous a été dévoilée. Autrement dit, la partie de l'âme qui englobe toute la Torah, ce qu'on appelle la Torah d'Hachem, pas la Torah de l'homme. La Torah d'Hachem qui, elle, est témima, c'est-à-dire complète. On appelle cela Etz HaChaïm. Le Ben Ichaï, ce n'est pas par hasard.
Le jour où ce dévoilement le plus élevé a eu lieu de la Torah des secrets, les élèves de Rabbi Akiva ont arrêté de mourir. Vous comprenez bien qu'il n'y a pas de hasard, il y a ici une causalité, c'est-à-dire que l'étude de cette Torah empêche la mort. L'étude de la Torah de la kabbale a repoussé la mort qui avait commencé juste après Pessa'h et qui devait continuer, malheureusement. Grâce à cette force de Rabbi Chimon bar Yochaï et à ce dévoilement, la vie a repris le dessus sur la mort, et les élèves ont arrêté de mourir ce jour-là.
Le Ben Ichaï, 'Alav hachalom, a écrit un piyout, un chant de Chabbat, qui s'appelle « Ve'amartem kol 'haï Rabbi Chimon bar Yochaï ». Vous connaissez sûrement la chanson. Et nous essayons aujourd'hui de comprendre ce que cela veut dire: « Ve'amartem kol 'haï Rabbi Chimon bar Yochaï ». En français, il est très difficile de traduire, et vous direz ainsi à la vie, Rabbi Chimon bar Yochaï.
Qu'est-ce que cela veut dire ? En réalité, la royauté d'Israël, la Malkhout, s'appelle Ko. À chaque fois que Dieu veut parler aux prophètes, Amor lé Béni, Ko Tomar, ainsi tu diras: ce « ainsi » signifie qu'il y a ici quelque chose de concret. Lorsque les Kohanim bénissent le peuple d'Israël, eux aussi commencent par Ko Tomar, Kh'vinei Israël: ainsi tu diras. Dans la traduction en français, ce Ko ne veut pas dire grand-chose, mais en hébreu, ce Ko, c'est la Malkhout, qui est composée de tous les partsoufim. Et cinq partsoufim il y a dans l'édifice des sefirot, tel que nous l'avons déjà étudié. Étant donné que chacun d'entre eux est englobé de tous les autres, nous avons cinq fois cinq. Ko: 25. Kaf-hé, c'est-à-dire que le kaf-hé, c'est toute l'amplitude nécessaire pour dévoiler la parole de Dieu dans notre monde.
Eh bien, ce Ko, qui représente la Malkhout, donc la partie féminine, doit revenir se relier à la partie masculine qui lui donne la vie. Or, la partie masculine, c'est le Yessod. Le Yessod, rappelez-vous, dans l'édifice des sefirot, est juste avant la Malkhout. Donc, lorsque la Malkhout monte vers son côté masculin pour se relier à son homme, le Yessod s'appelle Chaï, celui qui donne la vie. Et donc, lorsque je dis « Ve'amartem ko lé'haï », je veux dire: en sorte que la Malkhout doit rejoindre le Yessod pour le zivoug, pour l'accouplement qui va donner la vie.
Le Ben Ichaï nous dit: ce n'est pas juste pour trouver un chant sympathique, c'est tout simplement pour dire à la Malkhout, qui s'appelle Ko, qu'il est grand temps maintenant de se relier à Chaï, qui est le Yessod. Et cet accouplement, ce zivoug, c'est le zivoug de la venue du Machia'h. Lorsque le Ko et le Chaï se réunissent, il y a en réalité dévoilement de la nechama du Machia'h dans le monde. Et qui est ce Machia'h dans le monde ? C'est la suite du chant: « Ve'amartem ko lé'haï, Rabbi Chimon bar Yochaï ». Autrement dit, la nechama de Rabbi Chimon bar Yochaï, c'est la nechama de Moshé Rabbénou, la nechama du Melekh HaMachia'h.
Il faut bien comprendre que c'est une force, une puissance, en plus que d'être un homme. Rabbi Chimon bar Yochaï, bien entendu, est un homme, mais il contient en lui, il porte en lui, c'est le porteur de cette lumière infinie que, lorsque Hakadosh Baroukh Hou a voulu créer l'homme, il a dit dans Béréchit... Eh bien, les hachamim nous disent, dans …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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