Le kavod d'Israël, poids d'Hachem dans le monde
Le peuple d'Israël rend Hachem présent ici-bas, et l'oubli de cette mission éloigne la venue de Dieu dans le monde.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : La kavod d'Israël et la Torah de la terre, 55 min
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Aujourd'hui, Be'ezrat Hachem, nous allons parler du kavod d'Israël. La notion de kavod est intimement liée à la notion de kvedu, de kaved, c'est-à-dire de poids. Donner du respect à quelqu'un, donner du kavod à quelqu'un, c'est en réalité lui donner du poids: donner du poids à ce qu'il est, à ce qu'il pense, à ce qu'il dit, et ainsi de suite. Donc, donner du kavod, c'est donner du poids.
Donner une valeur, donner une assise, donner une mesure qui pèse, et non pas prendre ses paroles à la légère. Ça veut bien dire ce que ça veut dire. C'est-à-dire que, s'il est léger à tes yeux, c'est que ça ne vaut rien. Si c'est lourd de conséquences, c'est que tu prends ce qu'il dit au sérieux. Mais, en plus de ce que nous venons de dire…
Il y a une notion encore beaucoup plus forte: le poids fait descendre les choses vers le bas. Et là, on introduit la notion du rôle d'Israël par rapport à HaKadosh Baroukh Hou. Israël a été créé pour faire descendre, pour donner du poids aux valeurs de l'infini, et donc leur donner un sens du haut vers le bas, les faire descendre sur terre.
Donc Israël, en réalité, c'est le kavod d'HaKadosh Baroukh Hou lui-même. Parce que c'est par lui, par le peuple d'Israël, qu'HaKadosh Baroukh Hou se dévoile. Donc si Israël ne joue pas son rôle, eh bien Dieu n'a pas de poids dans ce monde. Il ne pèse pas lourd. Il est alors, en réalité, comme une valeur virtuelle qui plane dans des notions qui n'ont aucun rapport avec la réalité, avec le concret. Conclusion: Israël…
Représente le kavod, donc le poids d'HaKadosh Baroukh Hou dans ce monde. Bafouer ce poids, bafouer ce kavod, donc bafouer Israël, c'est en réalité retarder la venue de Dieu dans le monde, ou bien éloigner la venue de Dieu dans ce monde. Israël en tant que peuple. Bien entendu, chaque individu dans le peuple d'Israël joue lui aussi le rôle…
À condition qu'il soit lié ou relié à cette notion de peuple, et non pas à une Torah déconnectée, pas à une Torah qui se limite seulement à des cours de Torah. Parce que si la Torah, c'était seulement des notions de Torah et des cours de Torah, alors je vous l'ai déjà dit et je le répète: la Torah elle-même serait terminée au livre de Chemot, à la paracha de Yitro. D'accord ? Dieu a donné la Torah.
On fait une fête, et à la fin il y a marqué « bonne année » à tout le monde, c'est fini, on termine. Si la Torah continue après la paracha de Yitro, c'est que ce n'est pas fini. C'est que la Torah ne se suffit pas à elle-même. Sinon, pourquoi aurais-je besoin de la fin du livre de Chemot, de Vayikra, de Bamidbar, de Devarim et de tout le Nach ? Je n'aurais plus besoin de tout ça. J'ai la Torah, c'est fini. Non. J'ai la Torah, mais la Torah doit descendre au niveau de la Malchout, rappelez-vous.
Alors notre problème commence au moment où Israël lui-même oublie, ne sait pas qui il est. C'est-à-dire que vous commencez à étudier la Torah, mais vous ne savez même pas de quel niveau vous êtes venu. Ça peut arriver, ça ? Bien sûr. Il y a des gens qui rentrent dans l'étude de la Torah, ils ne savent même pas ce que c'est que la nation d'Israël. Ils n'ont jamais étudié cette notion. Ils ne savent pas ce que c'est, le peuple d'Israël.
Ils ont l'impression qu'on est des individus: je suis né dans une famille juive, on m'enseigne la Torah, et je suis un bon juif, je fais Chabbat et je mange kacher. Et je te pose la question à 15-20 ans: qui c'est, le peuple d'Israël ? Qu'est-ce que c'est que la nation d'Israël ? Tu ne sais même pas me répondre. Tu vas croire que c'est l'ensemble des juifs religieux que tu as connus dans ta jeunesse. Ça peut être à Strasbourg, à Paris ou à Nice. Je ne te parle pas de ça. Donc…
Si le peuple d'Israël lui-même, qui est un peuple de sainteté par excellence, ne sait même plus d'où il vient, et qu'il oublie sa grandeur, son élévation et son degré de vie…
Et quel est ce degré qui est mentionné dans le livre de Devarim 32 ? Nous sommes une partie du divin. Le divin nous utilise, entre guillemets: il nous a créés pour nous utiliser, pour utiliser notre vecteur, pour faire passer ses idées. C'est d'ailleurs: nous sommes le porte-parole d'HaKadosh Baroukh Hou. Nous sommes la chaliah d'HaKadosh Baroukh Hou. Nous sommes sa bouche, nous sommes ses pieds, nous sommes ses mains. Mais si tu oublies ça, en tant que peuple,
Et que pour toi, être dans la Torah, c'est juste étudier ton petit cours de Guemara le matin, sans avoir compris pourquoi, quel est ton rôle dans ce monde, eh bien tu passes à côté. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Ba'him amei olam. La conséquence est immédiate: les nations du monde viennent et te mettent un bon coup de poing au visage. Qu'est-ce que c'est, Panim ? L'intériorité. C'est-à-dire que tu as en réalité oublié l'intériorité, donc cette
Intériorité qui est censée se révéler sur ton visage. Et c'est pour ça que le visage, Panim, a les mêmes lettres que intériorité, Pnim. Parce qu'en réalité, le visage de l'homme est l'écran de son intériorité. Comme l'ordinateur: il y a un écran, mais l'écran n'est pas l'ordinateur. C'est juste le reflet de ce qu'il y a dans la matrice, sur un écran.
Quelqu'un qui ne comprend rien à l'ordinateur, qu'est-ce qu'il fait ? Il vole un écran, et il se barre avec. Il n'a rien volé. Je vous dis ça parce que deux Palestiniens ont volé dans une station-service, et pour ne pas qu'on les reconnaisse, ils ont pris l'écran. Ils ont laissé le disque dur et tout, avec tout l'enregistrement, en croyant qu'ils avaient pris l'écran, en croyant que l'écran c'était… Alors on a juste changé l'écran, et on a retrouvé les mecs. Mais c'est exactement pareil.
Ça veut dire que ton visage n'est que le reflet de ton intériorité. Mais si tu ne sais pas cela, tu as un problème. Alors il y a des lecteurs de visages. Ce sont des kabbalistes qui savent ce que le Zohar explique concernant le visage de chacun. Et sur votre visage, il y a toute l'histoire de votre vie, et de tout ce que vous avez fait hier soir et ce matin. On peut tout savoir et tout voir. Bien entendu, ceux qui le savent se taisent,
et ceux qui ne le savent pas parlent plus que les autres. C'est là. Mais en réalité, tout est là. C'est un écran. Votre peau, c'est la partie la plus superficielle de votre être, on est d'accord ? C'est le dernier écran, avant le dehors. Mais sur cet écran, tout ce qu'il y a dedans est placé: selon les grains de beauté, les taches de rousseur, les signes…
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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