Élections en France et avenir des Juifs de la diaspora
Le Rav invite les francophones à se tourner vers leur destin en Erets Israël plutôt que vers la politique étrangère.
Rav Yoël Benharrouche
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je pense que ce n'est pas notre guerre. Nous avons un État, nous avons un pays, nous avons une histoire et nous avons un futur à gérer. Tout ce qui se passe à l'extérieur est important, mais il est important dans un seul sens: c'est-à-dire qu'est-ce que les Juifs, les enfants d'Israël qui se trouvent à l'étranger, vont avoir comme prise de conscience par rapport à ce qu'ils vivent en dehors de leur histoire, de leur terre, de leur identité. Et c'est ça le grand secret: tout ce que l'Éternel fait, Il le fait d'une manière générale pour les enfants d'Israël, pour qu'ils prennent conscience de la direction de vie à mener.
Je pense sincèrement qu'avec toute l'importance de toutes ces élections, bien entendu nous avons une mitsva d'étudier l'histoire humaine, de connaître, de savoir ce qui se passe à l'extérieur. Mais d'une manière générale, c'est une infrastructure mise par l'Éternel pour faire en sorte que les enfants d'Israël rejoignent leur véritable histoire. Et là, ils seront dans la véritable guerre, dans les véritables notions.
Donc il ne faut pas avoir un regard sur le passé ou sur ce que nous avons quitté, de peur de devenir une statue de sel comme la femme de Lot qui, lorsqu'elle a quitté Sodome et Gomorrhe, s'est retournée pour savoir ce qui se passait encore là-bas. Et donc, elle est devenue une statue de sel. Qu'est-ce que cela veut dire ? C'est une image. Nous avons besoin d'avancer dans notre vie. Et la véritable identité se trouve ici, sur la terre d'Israël. C'est ici votre histoire. C'est ici notre histoire. Et c'est pour cette histoire-là que nos enfants et que tous les soldats d'Israël se battent aujourd'hui.
Je pense qu'il est beaucoup plus décent de revenir à ce que nous sommes, car je trouve véritablement indécent de quitter notre véritable guerre pour s'occuper de celle des autres.
— J'entends ce que vous dites, mais moi, en tout cas, quand je regarde ce qui se passe là-bas, ce n'est pas tellement pour savoir ce que fait la France, c'est parce que j'ai encore un frère là-bas, j'ai de la famille là-bas, et on s'inquiète pour eux.
C'est exactement ce de quoi je parle. Mon seul but, ce sont les frères, les sœurs qui font partie du peuple d'Israël: comment vont-ils utiliser les événements du moment pour reprendre conscience de ce qu'ils sont et de là où ils devraient être ? C'est ça le véritable challenge. Ce n'est pas pour savoir qui a gagné les élections.
Aujourd'hui, entre tout ce qui se passe là-bas, parmi les deux grands groupes qui vont être élus, ça dépend en réalité de quand les Juifs vont subir les conséquences. Dans l'un des groupes, ce sont les Juifs qui seront premiers. Dans l'autre groupe, ils ne seront qu'en deuxième. C'est toujours la même histoire. Ça veut dire que c'est ne pas comprendre les leçons du passé si on retombe à chaque fois dans les mêmes notions, parce qu'on nous a changé les X et les Y dans notre équation. Donc, ouvrez les yeux, mes chers amis.
Votre avenir, c'est l'avenir du peuple d'Israël. C'est le rêve de l'Infini, béni soit-il, le rêve de l'Éternel. Et c'est ici que ça se passe. C'est ici que nous construisons notre demain. Pensez à vous, et si ce n'est pas à vous, pensez à vos enfants et à vos petits-enfants.
— Donc vous conseillez de ne pas voter ?
Je ne considère pas véritablement les choses de cette importance. Je pense qu'il n'est pas interdit de voter, parce qu'ils font partie d'un pays. Mais encore une fois, ce n'est pas ma guerre. Ce n'est pas le principal. Je peux participer à ce qui se passe. Je peux prier pour un gouvernement, mais ce n'est pas un idéal. Ceci était tellement vrai quand nous n'avions pas d'État. Mais après 2000 ans, on a pleuré pour avoir un État. Nous avons cet État. Tu continues à faire comme si tu vivais dans un déni, à t'occuper des affaires des étrangers. C'est écrit dans le Cantique des Cantiques: « J'ai été m'occuper de la vigne des autres, et ma propre vigne, je l'ai délaissée. »
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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