Balak et le regard de l'aïn tova
Trois cercles pour voir le bien en soi, chez autrui et dans ce que Hachem envoie, selon le Rav Kook.
Rav Yeonatan Khalfa
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonjour les amis, nous sommes à Chabbat Parachat Balak. Malgré le nom de la paracha, l'acteur principal est bien sûr Bilaam. Et nous savons tous que le trait de caractère principal chez Bilaam, c'était le haïn ra, la capacité de trouver le mal même quand il y a énormément de bien.
La capacité de savoir quand Kadosh Baruch Hou, qui est la source de bonté éternelle, se met en colère, un petit moment de la journée. Notre travail, et peut-être aujourd'hui plus que jamais, c'est d'être rempli de Aïn Tova, de se remplir de cette capacité de trouver le bien partout. Et trouver le bien partout, c'est un travail qui se fait dans trois domaines.
Trois cercles. Premier cercle: moi et moi-même. Être capable de toujours trouver l'aspect positif des choses que je fais. Le deuxième cercle, c'est être capable de trouver le bien dans ce que mon entourage fait. Et la troisième faculté, c'est la capacité de regarder et de trouver le bien que Kadosh Baruch Hou m'envoie à chaque instant. Aïn Tova envers Kadosh Baruch Hou.
Je pense que l'un des plus beaux chidouchim qu'on puisse dire sur le Aïn Tova est un chidouch du Rav Kook. Le Rav Kook nous y explique que le Aïn Tova n'est pas objectif, mais subjectif. Nous, nous pensons que le regard, c'est ce que je vois: je juge, et ça s'est passé comme ça. Mais en fait, non. Le Rav Kook nous explique que le Aïn Tova est toujours subjectif. Tu vois ce que tu as dans le cœur.
Nous avons besoin d'être remplis de bonté, de faire du bien, de croire au bien. Quand on est toujours préoccupé par le bien, toujours par le Tov, on est capable de voir le Tov partout. Deux personnes regardent la même situation, et elles vont porter un jugement différent sur la même situation, sur la même réalité. Pourquoi ? Parce que l'une est remplie de bien et l'autre moins.
Et c'est la Guemara de Kidouchin qui nous le dit. La Guemara de Kidouchin nous dit: « Kola posel pasult », « celui qui reconnaît du mal, il a du mal en lui ». Et Chmouel ajoute encore plus: « Kol posel bemomo posel », « si tu reconnais un mal dans la réalité, c'est-à-dire que ce mal existe en toi ».
Donc, dans cette Parachat Balak, nous nous remplirons tous de bien: trouver toujours le bien partout autour de nous, voir le bien qui est en nous, voir le bien que Kadosh Baruch Hou nous envoie, faire un travail, être préoccupé par le bien, parler du bien, penser positif. Et tout cela va construire la Haïn Tova en nous. Chabbat Chalom.
Cours de Machon Meir
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