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Yom Yerouchalayim : le deuxième Pessah, le 28 Iyar et la libération de Jérusalem

Pourquoi le Pessah Chéni du 14 Iyar et la victoire sur Amalek du 28 Iyar éclairent le sens de la libération de Jérusalem.

56 min

Rav Oury Cherki

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Le jour de Yerouchalaïm et le mois d'Iyar

Nous allons donc étudier le sujet de Yerouchalaïm, le jour de la libération de Jérusalem, qui approche. Précisons une chose intéressante: le jour de la libération de Jérusalem est férié, selon les décisions du grand rabbinat d'Israël, et on dit le Hallel le matin en entier, avec sa bracha. C'est… qu'est-ce que j'ai dit ? C'est un étonnement. Pourquoi est-ce un étonnement ? Qu'on applique la halakha, est-ce un étonnement ?

Tu mets des téphilines ? Pas tous les matins ? Ah, c'est un étonnement. Bon, en tout cas, ce jour se situe dans l'ensemble des festivités du mois d'Iyar. Le mois d'Iyar comporte, parmi ses jours, une fête. Une fête instituée par la Torah, mid'oraïta. De quelle fête s'agit-il ?

Je parle du mois d'Iyar. Chavouot ne tombe pas en Iyar, jamais. Lag BaOmer et Yerouchalaïm ne sont pas des fêtes instituées par la Torah. Je cherche quelque chose d'institué dans la Torah, déjà. Le fait de remercier, c'est un jour de fête, dites-vous. Je demande où il y a, dans le mois d'Iyar, un jour férié mi'Torah. Je vous prie de ne pas sortir de la question. Oui ? Lag BaOmer n'est pas un jour institué par la Torah. Non.

Ni le jour du non plus. Bon, alors vous pouvez dire que vous ne savez pas, n'inventez pas. Il s'agit tout simplement de Pessa'h Chéni, du deuxième Pessa'h. Le 14 d'Iyar est institué par la Torah comme étant un Pessa'h Chéni. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de quelqu'un qui était dans l'empêchement de faire le premier Pessa'h, c'est-à-dire le sacrifice de Pessa'h le 14 de Nisan, l'après-midi, pour le manger le soir du Seder, le 15 de Nisan.

Il était dans l'impossibilité pour une raison très simple: il était soit impur, soit éloigné, dans un chemin lointain, dit la Torah. Eh bien, il peut faire un nouveau sacrifice de Pessa'h le jour du 14 d'Iyar, qu'il mange d'ailleurs avec de la matza et du maror, mais il peut manger du ḥamets ce jour-là. D'accord ? C'est ce qu'on appelle Pessa'h Chéni. Ce qu'il en reste de nos jours, de ce jour-là, c'est qu'on ne dit pas

le Tahanoun, et qu'on mange des matzot. Certains ont l'habitude de manger des matzot ce jour-là. Donc, vous avez Pessa'h Chéni, le quatorzième jour du mois d'Iyar, qui est institué par la Torah comme étant la fête du mois d'Iyar. C'est très important, parce que cela nous explique quelque chose sur l'essence de ce mois. J'entends par là que si on n'a pas pu faire le premier Pessa'h, cela veut dire qu'on n'a pas pu être libéré. Parce que quand on mange l'agneau de Pessa'h, l'agneau pascal, il s'agit en fait de participer

N'inventez pas, je vous supplie.

Est-ce que vous… si ceux qui savent disent oui ? Exactement. C'est dans la paracha de Béhaalotékha: il y a un groupe d'hommes qui étaient impurs lors de la deuxième année de la sortie d'Égypte, et qui ne pouvaient pas faire le Pessa'h. Ils ont dit à Moshé et à Aaron: qu'allons-nous faire ? Nous ne pouvons pas faire le Pessa'h. Pourquoi serions-nous privés de faire le Pessa'h avec tous nos frères ? Merci. Réponse de Moshé: pas de problème, je demande en haut.

Il demande au Saint, béni soit-Il, et Il lui dit: « Pas de problème, on fait Pessa'h Chéni ». Ce qui est extrêmement surprenant. Il y a ici plusieurs surprises. Tout d'abord, pourquoi a-t-il fallu que cette fête soit instituée par le biais d'une demande ? Pourquoi cela n'aurait-il pas été indiqué dès le départ dans la Torah ? Celui qui n'a pas pu faire le premier Pessa'h fait un deuxième Pessa'h. Deuxièmement, qu'est-ce que cela peut nous faire qu'on ne puisse pas faire le Pessa'h ? Par exemple, quelqu'un qui a été contraint de manger le jour de Kippour, est-ce qu'il fait un deuxième Kippour ? Non.

Qu'est-ce qu'on lui dit ? Eh bien, l'année prochaine, tu jeûneras. N'est-ce pas ? Si quelqu'un n'a pas pu habiter dans la soukka à Souccot, on ne fait pas de Souccot second; on lui dit: l'année prochaine, si D.ieu veut, tu habiteras dans la soukka. D'accord ? Donc, pourquoi ne pas avoir répondu aux enfants d'Israël qui étaient impurs ? Moshé aurait pu leur dire: ce n'est pas grave. Vous êtes dispensés de la mitsva, vous la ferez quand vous pourrez, la prochaine fois. Là, j'étais en train de poser la question.

D'accord ? Mon intention est d'y répondre moi-même. C'est-à-dire que, dans le déroulement d'un cours, parfois la question est adressée au public, parfois elle n'est posée que pour pouvoir mieux y répondre. Cela s'appelle de la rhétorique. D'accord ? Alors c'est un cas de ce genre: c'est moi qui ai l'intention de répondre à cette question. Je sais que ce n'est pas toujours facile de faire la différence, donc vous n'en êtes pas coupables. Oui ? Non, ne pas manger le sacrifice de Pessa'h, c'est faire sa libération, c'est sortir d'Égypte. Donc

s'ils ne mangent pas du Pessa'h, ils ne sont pas libérés. Donc ils font une deuxième fête de libération, le 14 d'Iyar. Non. En fait, pour ce qui est de la première question, la réponse est toute simple. Pourquoi a-t-il fallu que cela passe par l'initiative des enfants d'Israël ? Eh bien justement, c'est exactement ce que fait le mois d'Iyar. Le mois d'Iyar, c'est le contraire du mois de Nisan. Dans le mois de Nisan, qui est le premier mois, l'initiative vient d'en haut. Dans le mois d'Iyar, l'initiative vient d'en bas. C'est-à-dire que c'est la libération d'Israël

par ses propres forces. Cela vous explique pourquoi, par exemple, Yom HaAtsmaout et Yom Yerouchalaïm, qui sont des événements de victoire militaire, se sont produits pendant le mois d'Iyar. La guerre d'Amalek s'est produite pendant le mois d'Iyar. Tandis que lors du passage de la mer Rouge, les enfants d'Israël n'ont pas fait la guerre: c'est D.ieu Lui-même qui est intervenu, et c'était dans le premier mois. Ça, c'est la première différence. Deuxièmement, ce qui était probablement difficile à avaler

pour le groupe des impurs du temps de Moshé, c'est qu'ils savaient que s'ils ne faisaient pas Pessa'h, arriverait la fête de Chavouot sans qu'ils aient fait Pessa'h. Et c'est cela qui est grave. Pourquoi fait-on la fête de Chavouot ? Hein ? En souvenir du don de la Torah. Si on n'est pas sorti d'Égypte et qu'on reçoit la Torah quand même, cela veut dire accepter la Torah sans passer par l'identité nationale. Il y aurait donc de la Torah sans sionisme.

C'est exactement ce qui s'est passé avec les fondateurs du christianisme. Si tu veux bien te recouvrir. Je parle de toi. Oui, oui, c'est gênant. D'accord, alors je disais donc que la fête de Chavouot est une fête qui fait revivre le don de la Torah, et il y a un problème: ce qui s'est passé lors de la fondation du christianisme, c'est qu'un groupe de juifs

Cours de Machon Meir

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