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Le jeûne de Guedalia et la place des hachamim

Pourquoi le jeûne de Guedalia suit l'époque des prophètes, et comment les sages ont pris le relais.

27 min

Rav David Partouche

Ensuite : Le Machon Meir, une yechiva où le juif redevient hébreu, 16 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chalom à tous. Tsom pour tout Am Israël. Que ce tsom soit un jeûne utile pour tout Am Israël.

Au niveau de la halakha, le tsom qui a été institué à l'époque en tant que tsom des prophètes, c'est-à-dire on parle de tsom Hachvi'i, tsom Revi'i, tsom Hamichi, tsom Chevi'i, tsom Assiri. Le jeûne du quatrième mois, du cinquième mois, du septième mois et du dixième mois: ce sont le jeûne du dix-sept Tammouz, le neuf Av, le trois Tichri, c'est le jeûne de Guedalia aujourd'hui, et le tsom du dix Tevet. Ce sont quatre jeûnes, des jeûnes qui ont rapport avec la destruction du Beit Hamikdash.

Il y a plusieurs sortes de jeûnes dans la Torah. Dans la Torah Kavana, que ce soit selon les Rabbanan ou selon l'ordre de la Torah. On a Kippour. Kippour, c'est un jeûne, c'est le seul jeûne de la Torah. Hakadosh Baroukh Hou nous dit: ce jour-là, en même temps que les Cohanim vont faire le service divin au Beit Hamikdash, au Temple, tout Israël doit jeûner. Pourquoi ? Parce qu'il y a une Hanaa: Veinitem Nafshotechem. On doit entraîner des souffrances au niveau de notre corps.

Pour pouvoir s'élever auprès de Hakadosh Baroukh Hou. Ça, c'est le jeûne de Kippour, et ça, c'est min HaTorah. C'est-à-dire qu'il faut passer par une souffrance du cœur, du corps. Le nefesh, la inouï, est au niveau du nefesh. Il y a plusieurs niveaux dans l'âme. Nefesh, c'est l'âme vitale, celle qui permet de fonctionner, de tourner la tête, de bouger, de réfléchir, des choses simples. Tout ça, c'est le nefesh.

À ce niveau de nefesh, le niveau le plus bas de notre vie, on doit arriver à la privation. Tu aurais dû manger, tu ne manges pas, tu te prives. Il y a une privation le jour de Kippour. Tu aurais dû te laver, tu ne peux pas te laver. Tu aurais dû porter des chaussures, tu ne portes pas de chaussures. À ce niveau-là, il y a un inouï pour permettre à la neshama de s'élever. Ça, c'est le jour de Kippour, ça, c'est min HaTorah. Ken. Un inouï, c'est une souffrance. Je ne vais pas dire le mot torture, mais c'est ken, inouï, c'est une souffrance.

Après, ça donnait rani, aussi, le pauvre, rani, la pauvreté. Mais le mot inouï, là, c'est dans le sens: tu dois faire souffrir ton côté... Tania: Nefesh bémit, ce n'est pas neshama bémit. Nefesh bémit, l'âme bestiale. Le côté bestial qui est en nous, tu dois le mettre de côté pour montrer que l'essentiel de ta vie, c'est la neshama. Et ensuite, après Kippour, il faut manger. Mais tu manges parce que tu as faim. Tu manges parce que Hakadosh Baroukh Hou te dit: « Mais non, je t'ai pardonné, tu dois manger. »

Tu reviens vers le corps, et le corps n'est plus le maître. C'est toi qui diriges, c'est toi qui as décidé. Par exemple, il est une heure, Hakadosh Baroukh Hou m'a dit d'aller faire minha, je fais minha, je ne vais pas manger. J'ai un chiour de Torah; le ventre gargouille, tu gargouilles, tu fais ce que tu veux, moi c'est moi qui domine, c'est moi qui dirige mon corps, tu ne me dérangeras pas, je reste concentré. Ça, c'est le travail qu'on va faire durant toute l'année. Le jour de Kippour, on nous aide en mettant tout ce côté-là de côté: l'animal qui est en nous, pour qu'il se soumette ensuite à la neshama.

Il y a une mitsva de manger après Kippour. La veille de Kippour, et après Kippour, il y a une mitsva de manger. Une grande mitsva. Celui qui mange le 9, c'est comme s'il avait jeûné le 9 et le 10. Donc la veille de Kippour, il faut bien manger. Et après, Motsaé Kippour, c'est bien de manger. On va commencer à s'occuper de tout ce qui est en rapport avec le corps, la soukha, tout ce qui est en rapport avec le matériel, après qu'on s'est passé vingt-quatre heures...

...du spirituel, comme des malachim, comme des anges, avec le talit. On revient vers la terre, c'est le mot de ce Kippour. Ok. La Guemara dit, c'est quoi la logique ? La logique, c'est que les gens te disent: si tu manges bien la veille de Kippour, Kippour sera plus difficile. Le truc, il est comme ça. Si tu manges la veille, et que tu manges bien, tu vas mourir le lendemain, à Kippour ? Tu vas mourir de faim ? Tu vas avoir faim, mais tu ne vas pas mourir de faim, parce que tu as mangé la veille. Donc au niveau de la santé,

c'est sûr, ça va bien se passer. Mais c'est dans la tête que tout va jouer. Pourquoi ? Parce qu'au niveau de la santé, les médecins vont te dire: il y a pikouah nefech, il n'y a rien à manger, tout ce qu'il fallait, il a bu tout ce qu'il fallait, ça va, il peut tenir vingt-quatre heures sans manger. Mais au niveau du corps, le corps va souffrir encore plus. Il se dit: attends, hier tu m'as donné beaucoup, maintenant aussi je veux beaucoup. Donc au niveau du corps, il va y avoir une certaine souffrance. Il va falloir te dominer, mettre ça de côté pour te concentrer dans la prière, et tu dis: l'essentiel dans ma vie, c'est la neshama et pas le nefesh, pas le corps.

Mais de l'autre côté, au niveau du danger, Hakadosh Baroukh Hou, vé-chai bam, il veut notre vie. Il ne veut pas qu'on meure ou qu'on vienne à mourir, Chazal, que la paix soit sur eux, qu'on mette sa vie en danger. Donc il te dit: mange. Tu as compris: c'est mani... D'un côté, tu es préservé au niveau de ta santé, mais au niveau de la souffrance corporelle, c'est le plus difficile. Il n'y a pas de truc. Mais Kippour, c'est le seul jeûne de la Torah. Et un autre jeûne, quel jeûne ? Au niveau des Névi'im, des prophètes, c'est institué par les Hachamim... C'est marqué dans le Tanakh, dans les Névi'im, dans les Prophètes. C'est le jeûne du dix Tevet.

On commence par le dix Tevet. C'est quoi, le dix Tevet ? Le siège. Le siège autour de Yerouchalaïm, du premier Temple. Le dix-sept Tammouz, la première brèche dans Yerouchalaïm. Le neuf Av, destruction du premier et du second Beit Hamikdash. Ça marche ? Oui. Et le trois Tichri, Tsom Guedalia. On va voir ce que c'est exactement.

Ensuite, ces jeûnes, ce sont des jeûnes de quoi ? De tristesse, d'élévation spirituelle, de quoi ? De tristesse, pour éveiller la techouva. C'est-à-dire la Michna: Mouraï di mefourach, une personne qui passe le jeûne en se baladant ou en dormant, ça ne sert à rien, bidouk, ça ne sert à rien. Le jeûne doit éveiller la techouva. Quel rapport entre le jeûne et la techouva ? La réponse est simple. Imaginez une personne qui mange. Vous vous rappelez quand vous avez mangé hier ?

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