Le seder de Pessah : rahatz, matza et troisième verre
Le lavage des mains, la matza, la taille du kazaït, puis le Birkat Amazon et la sortie d'Egypte.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Préparer le Seder de Pessah : sommeil, livrets et lavage des mains, 1 h 15
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Donc, passons, après toutes ces introductions, à la page 22. Regardez tout en bas de la page, vous avez Rehatsa. Cela veut dire que l'on se lave les mains. On se lave les mains après avoir bu la deuxième coupe, pour manger de la matsa, la matsa étant du pain. Il faut donc se laver les mains et dire Al Netilat Yadayim.
Il y a deux manières de faire Al Netilat Yadayim, la mauvaise et la bonne. La mauvaise consiste à ce que tout le monde se lève pour aller à la cuisine et se laver les mains dans l'évier, ce qui n'est pas digne d'un homme libre. Ce qu'il faut faire, c'est ce qu'on a fait pour le premier lavage des mains: une ou deux personnes viennent avec un récipient d'eau, une cuvette et une serviette, et lavent les mains de tout le monde, qui font chacun Al Netilat Yadayim.
C'est bien de le faire. Ce qu'il y a, c'est qu'on fait faire ça en général aux filles à marier.
— C'est mieux de quoi ?
Non. Rehatsa, cela veut dire lavage. C'est le radical grammatical, d'accord ? En fait, il y a écrit Rah Tsam, il faudrait dire Roh Tsam, mais ce n'est pas grave.
Donc on fait Al Netilat Yadayim. Ensuite on prend les matsot et on mange de la matsa. Pour manger de la matsa, il faut dire deux bénédictions. La première, Hamotsi lehem min haaretz. La deuxième, Acher kidéshanou bemitsvotav vetsivanou al akhilat matsa, que vous avez déjà à la page 24.
Maintenant, comment cela se fait-il ? C'est très simple. Le maître de maison prend les trois matsot en main et fait la bénédiction Hamotsi. Une fois qu'il a fait cela, il laisse… Vous vous rappelez que la matsa intermédiaire est coupée en deux ? Oui. Puis il prend la troisième matsa, il la laisse et dit Acher kidéshanou bemitsvotav vetsivanou al akhilat matsa.
Nos frères séfarades trempent le morceau de matsa dans le sel. Nos frères achkénazes ne trempent pas la matsa dans le sel. C'est important de savoir.
Les achkénazim ne font pas le trempage de la matsa dans le sel, et nos frères séfarades le font. Le maître de maison prend, en principe, deux kazaït de matsa, en mange et donne à chacun. Dans la réalité concrète, il est quasiment impossible de donner deux kazaït à chaque personne. Donc le maître de maison prendra ces deux kazaït, et il donnera un petit bout de matsa à chacun. Et chacun complétera jusqu'à la taille d'un kazaït avec les matsot posées sur la table. Pas deux. Des matsot chmourot.
Tout simplement parce que le maître de maison a deux matsot: une qui est pour Yom Tov, l'autre qui est pour la matsa. Il y a un safek, d'après le Beit Yossef, pour savoir s'il faut prendre de celle-là ou de celle-là, donc il dit de prendre deux. Mais dans les autres cas, ce n'est pas une matsa de Yom Tov, une matsa de fête. Une matsa, un peu deux matsot.
Il suffit d'un kazaït. En vérité, même l'opinion du Beit Yossef est assez problématique, et la plupart des posquim ne sont pas d'accord. Donc même si le maître de maison prend lui-même un seul kazaït, ça va aussi.
Maintenant, c'est quoi un kazaït ? Ça veut dire quoi, d'abord, kazaït ? Comme une olive. Vous avez déjà vu une olive, vous, dans la vie ? Alors pourquoi dites-vous trente grammes ? C'est quoi ces histoires-là ? N'importe quoi ! Il y a eu des fouilles archéologiques. On a retrouvé des noyaux d'olive de l'Antiquité, de l'époque de Bar Kokhba et tout le reste. Ce sont les mêmes noyaux d'olive que les nôtres.
Vous allez dire: oui, mais il n'y avait pas la chair. Eh bien on a retrouvé également des olives avec de la chair desséchée, et on a introduit ces olives dans de l'eau, qui s'est gonflée, et elles sont devenues de la taille de nos olives à nous. Donc tout ce qui raconte que les olives ont changé de dimension est réfuté par l'archéologie. C'est un point important à savoir. En principe, une olive, je vais vous dire quelque chose d'absolument incroyable, c'est la taille d'une olive. C'est bizarre, quoi, que kazaït veuille dire kazaït. Maintenant…
De nos jours, vous avez différentes opinions, et je ne veux pas aller contre tous les posquim. Il y a des posquim qui disent effectivement ce que je vous ai dit: prendre la taille d'une olive. C'est le Rav Haïm de Volojin, le Avné Nézer, le Rav Dov Lior. Plusieurs disent qu'une taille d'olive suffit, et je suppose d'ailleurs que c'est ce qui se faisait dans la plupart des foyers jusqu'à il y a cinquante ans.
Aujourd'hui, vous avez des opinions telles que celle du Rav Ovadia Yossef, qui disent qu'un kazaït, c'est la dimension d'une matsa, d'une matsa de machine. Cela fait à peu près, en grammes, quelque chose comme vingt-sept grammes. D'abord, l'idée que le kazaït serait un poids est une absurdité. Le kazaït est un volume et non un poids. Sachez-le.
Maintenant, vous pouvez suivre différentes opinions. Si vous avez envie de suivre l'opinion du Rav Ovadia Yossef, qui dit qu'il faut prendre un kazaït énorme, et d'ailleurs l'année prochaine vous ferez déjà un demi-kilo, c'est encore mieux, alors vous pouvez. D'accord ?
Mais si vous vous contentez, comme moi, je le dis dans ma maison, de prendre un tiers de matsa, cela suffit largement. Certains disent quarante pour cent d'une matsa. Mais un tiers de matsa, vous avez fait votre kazaït, la méadrine.
Le point important est que le kazaït de la matsa se mange, comment ? Akoudé, accoudé. Si vous ne l'avez pas fait, vous remangez. Voilà. Il y a toutefois un petit problème: le maître de maison doit manger son kazaït, et il doit le faire accoudé pendant que tout le monde attend. Sur le plan technique, il y a quelque chose de pratiquement insoluble.
C'est quelque chose d'absolument illogique dans cette histoire. Il distribue, oui. Mais il doit manger en premier. Il distribue accoudé, il mange accoudé. Il doit donc manger accoudé, cranch, cranch, cranch. Et une fois qu'il a fait tout cela, tout le monde attend patiemment, n'est-ce pas ?
Mais il doit donner son petit morceau, la part centrale. Avant la bénédiction… mais on ne peut pas, on fait la bénédiction sur un pain entier, pas sur un pain coupé. Oui, mais alors comment ? Il a fait un hefsek entre sa bénédiction et le début de la consommation ? Ce n'est pas si simple que ça, en vérité. À mon avis, il n'y a pas de solution à ce problème. Donc débrouillez-vous.
De toute manière, il est important de manger akoudé. Comment est-ce, akoudé ?
Comme ça, très bien, n'est-ce pas ? Vous pouvez le faire avec la main droite, pas avec la main gauche. D'accord ? Bon, voilà, ça, c'est pour la matsa.
— Un tiers de matsa ?
La plupart des posquim. C'est-à-dire que vous n'avez qu'à prendre un tiers de matsa, l'écraser, et vous allez voir que cela prend à peu près la taille d'un demi-œuf, ce …
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