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Le Hallel, louange des moments de délivrance

Pourquoi le Hallel se récite seulement à certaines occasions, et ce qu'il suppose d'un monde en voie de réparation.

52 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : La bénédiction du shofar et le rassemblement des exilés, 50 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour tout le monde. Dans le cadre de notre étude sur la prière, nous allons étudier une partie du rituel qu'on appelle le Hallel. Le Hallel est une louange constituée de quelques psaumes du livre de Tehilim, qui sont récités de manière solennelle dans certaines occasions. Quelles sont les occasions pour lesquelles on récite le Hallel ? Voilà, c'est ça la question fondamentale.

Les jours où on récite le Hallel sont les jours où on doit dire le Hallel. Il y a un texte dans le traité de Chabbat qui dit: « HaOmer Hallel bekhol yom », celui qui récite le Hallel tous les jours, « arezeh mekharef oum'gadef », c'est un blasphémateur. On ne peut pas réciter le Hallel tous les jours. Pourquoi ? Parce qu'il est probable que l'état du monde ne permet pas encore de considérer qu'on est dans un état de Hallel. C'est quoi le Hallel ? Eh bien, le Hallel, ça veut dire…

La louange absolue. Ça vient du verbe halal, qu'on traduit en général en français par « louer ». Mais pour entrer vraiment dans le détail de ce que ça veut dire, on avait déjà étudié ça à propos de Oufiyagit et Ilatéha, vous vous rappelez de ça: le Hallel signifie, en hébreu, définir. L'article défini en hébreu, c'est le hé, le ha, qui à l'origine est un hal, non pas un ha, mais un hal.

En arabe, nous avons le « al » qui a donné le « le » en français, n'est-ce pas ? Donc le hal qui s'est contracté en un ha avec un dagesh après, a pour racine grammaticale halal. Par exemple, quand vous dites « ces lumières-là », le jour de Hanouka, on dit hanerot halalou. N'est-ce pas ? Halalou, c'est donc « ceci ». C'est autre chose. Nous ne transformons pas l'hébreu. Oui, non, non, mais ce n'est pas ça que j'ai dit. Hanerot halalou, ces lumières-là.

N'est-ce pas ? Donc la racine halal a un rapport avec le défini. Or, définir la relation qu'on a avec HaKadosh Baroukh Hou, au point de dire Hallelouya, cela demande certaines conditions, entre autres la disparition du mal. La Guemara nous dit, dans le traité de Béréchit, que David n'a dit Hallelouya qu'après avoir vu un monde sans méchants: « Lorsque disparaîtront les pécheurs de la terre et qu'il n'y aura plus de méchants, Barekhi nafshi et Hachem, Hallelouya »: c'est alors que mon âme bénira l'Éternel en disant Hallelouya.

Donc le Hallel suppose un monde parfait. Le monde n'est pas encore parfait, mais il y a des moments de l'histoire où il y a une sorte de rayonnement qui nous vient de l'avenir, qui nous vient du monde à venir, du monde parfait. Vous pouvez fermer la porte, là, ce serait tellement mieux. Ce sont ces moments-là où nous pouvons réciter, où nous avons le devoir de réciter le Hallel. Quels sont ces moments-là ?

Alors, le premier Hallel qui est récité dans l'année, c'est le soir de Pessah, n'est-ce pas ? D'où vient ce Hallel-là ? La Guemara, dans le traité de Pessahim, dans le Bavli, demande: Shir, Hama Rav Yehouda, Hama Shmouel. Rav Yehouda disait au nom de Shmouel: Shir sheba Torah, le cantique qui est dans la Torah, il s'agit de « Az yachir Moshe », Moshe ve Yisrael, ha marou hou bésha'a shé alou minayim. Moshe et Israël l'ont récité au moment où ils sont montés de la mer, après avoir vu les cadavres des Égyptiens qui nous ont poursuivis. C'est alors que les enfants d'Israël ont récité un cantique.

Donc, véhallel, disons qu'on veut dire, c'est la première forme du Hallel, c'est le cantique de la mer. « Véhallel zé », mais ce Hallel que nous récitons le soir de Pessah, mi'yamaro, qui l'a institué ? Nevi'im shebenehem, ce sont les prophètes qui étaient parmi eux, tiknou lahem li Israël, qui ont institué pour Israël, cheyehou omrinoto, de le réciter, al kol perek ou perek. Achak.

Moment important: « Ve'al kol tsarav et tsarah et lotavo eleem », et pour tout malheur qui n'advient pas, « ve'ir shenig'alim », lorsqu'ils en sont sauvés, qu'ils en sont libérés, « omrim oto al geoulatam », ils le récitent pour leur libération. C'est-à-dire que l'institution des prophètes est de réciter le Hallel à chaque fois qu'Israël est libéré. Regardez ce que dit Rachi. Comment ?

Je cite ici la Guemara dans Pessahim. Ce n'est pas Rachi que j'ai cité, j'ai cité la Guemara. Et je vais citer Rachi sur le texte, quand il dit « al geoulatam »: Rachi nous dit « kegon Hanouka », comme, par exemple, à Hanouka. C'est-à-dire que Hanouka était une des applications de cette règle des prophètes. Nous avons été libérés à Hanouka de qui ? Des Grecs, n'est-ce pas ? Il y avait une domination des Grecs sur notre peuple, et cette domination a été écartée. C'est la raison pour laquelle on récite le Hallel à Hanouka. C'est ça ? Puisque là, vous me suivez ?

Rachi dit « kegon Hanouka », comme Hanouka. Comment ? Rachi n'a pas dit le mot « libération politique » parce que Rachi a écrit en hébreu et pas en français. Et puis à part ça, Rachi n'a pas dit ça. Rachi a dit « kegon Hanouka », « geoulatam », leur libération, « kegon Hanouka », comme Hanouka. Pourquoi introduire dans Rachi des mots qu'il n'a pas dits ? Maintenant, que veulent dire les mots que dit Rachi ? Cela veut dire que tout ce qui ressemble à Hanouka fait partie de l'institution du Hallel, fixée par les prophètes. N'est-ce pas ? Qui sont les prophètes en question ? Qui ont décidé qu'à chaque fois qu'il y aurait une libération, il faudrait faire le Hallel ?

La Guemara ne nous dit pas qui sont les prophètes. Elle nous dit Nevi'im shebenehem, les prophètes qui étaient parmi eux. Mais parmi eux, ça peut être à plusieurs générations, à l'époque des prophètes. La période des prophètes est longue. Mais dans le Chemot Rabba, le Midrash sur le livre de Chemot, il est dit à propos du premier verset de l'Ashira: « Az yachir Moshe ou'vnei Yisraël et Ashira zot lachem », c'est alors que Moshe et les enfants d'Israël ont chanté ce cantique en l'honneur de Dieu. « Vayomerou »: les morts… Comment traduisez-vous Vayomerou ? Ils ont dit de dire. Le Midrash explique: vayomerou, ça veut dire quoi ? Ils ont dit de dire. C'est là qu'ils ont institué que, chaque fois que nos enfants auront des miracles, ils devront dire,

un cantique de ce genre. Cela veut donc dire que l'institution du Hallel a été faite par les prophètes qui étaient au moment de la sortie de la mer Rouge. Qui sont les prophètes au moment de la sortie de la mer Rouge ? Moshe, Aaron et Miriam. Ce sont eux les prophètes qui ont institué le Hallel que nous récitons à Yom HaAtzmaout également. C'est à chaque fois qu'il y a une fête de libération que nous récitons le Hallel. Dans notre histoire, comment ? Je n'ai …

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