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Entendre les voix d'en haut par le chofar

Pourquoi Roch Hachana porte deux noms, Zichron Teruah et Yom Teruah, et ce que le chofar nous fait entendre.

5 min

Plusieurs Rabbanim

Ensuite : Hachem agit dans le monde par la droiture, 56 min

En bref

Le cours part des deux noms que la Torah donne à Roch Hachana : Zichron Teruah, le souvenir de la voix, dans Vayikra 23, et Yom Teruah, le jour de la voix, dans Bamidbar 29. Il montre que ces deux appellations correspondent à deux degrés, le souvenir parfait d'en haut et sa réalisation concrète ici-bas. Il explique que le son du chofar à la synagogue est un acte qui permet d'entendre et de faire descendre ce qui se passe dans le monde du souvenir. Il rapproche enfin cette voix de celle par laquelle Hachem parle, au don de la Torah, au-delà des mots et des lettres.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom Ouvracha.

Qu'il ait la capacité d'entendre ce qui se passe dans les mondes supérieurs pour les traduire dans le monde d'en bas. Eh bien, le jour de Roch Hachana porte deux noms. C'est-à-dire que notre Torah a donné deux noms à Roch Hachana. Le premier nom se trouve dans le livre de Vayikra, au chapitre 23. Et la Torah appelle ce jour Zichron Teruah, le souvenir d'une certaine voix.

La deuxième référence de la Torah qui parle de Roch Hachana se trouve dans Bamidbar 29. Et là-bas, Roch Hachana est appelé Yom Teruah, le jour de cette voix. Alors, quelle est la différence entre la première définition, Zichron Teruah, le souvenir, et la deuxième référence de la Torah, Yom Teruah, le jour même de la voix ?

Mais tout simplement, il y a deux degrés. Ces deux degrés que nous avons développés dans des cours précédents se retrouvent ici sous d'autres formes, bien entendu, mais c'est toujours le même principe. C'est-à-dire que le degré supérieur est un degré qui contient le souvenir parfait.

Et nous, dans le monde d'en bas, nous devons faire venir ce souvenir pour lui donner vie dans le jour même de la Teruah, c'est-à-dire dans le jour où l'homme, dans ce monde, d'une manière concrète, va faire un acte qui va tout simplement nous hisser à ce qui se passe dans le monde du souvenir, dans le monde de la mémoire.

Eh bien, ce jour-là, c'est le jour de Roch Hachana. Et ce jour-là, nous faisons, j'allais dire, un acte symbolique: sonner du chofar, concrètement parlant, dans le monde d'en bas, dans nos synagogues. Pour quoi faire ? Eh bien, tout simplement pour se mettre à l'écoute de ce qui se passe dans le monde du souvenir.

Dans ce monde-là, on n'a même pas besoin de sonner du chofar. C'est comme si cette voix était elle-même le chofar. C'est quelque chose d'extraordinaire. C'est d'ailleurs la manière dont HaKadosh Baroukh Hou parle. HaKadosh Baroukh Hou utilise le langage du chofar. Comme nous avons vu le jour du don de la Torah, Moshé parle, yedaber, alors que Moshé utilise un langage humain.

L'Éternel, lui, lui répond avec cette voix, cette fameuse voix qui est en réalité la voix du chofar, qui dépasse de loin les mots, les lettres et les phrases. C'est-à-dire que c'est un degré qui est un souvenir parfait, la mémoire parfaite de ce qui était avant la création, c'est-à-dire une mémoire qui contient tout le but de la création.

Et nous, de temps en temps, une fois par an, dans le monde dans lequel nous sommes, nous tentons de sonner du chofar pour amener dans le Yom Teruah ce qui se passe constamment dans le degré du Zichron de la Teruah.

Shana Tova.

Cours d'Orot veKelim

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