Sainteté collective : la morale et la source divine d'Israël
Pourquoi la morale ne tient que reliée à Dieu, et pourquoi la haine entre Juifs menace l'unité d'Israël.
Rav Yossef Benshoushan
Ensuite : La Chekhina et l'âme d'Israël selon le Rav Kook, 44 min
En bref
Le Rav Yossef Benshoushan part de la formule de Rav Kook selon laquelle deux fondements éclairent le peuple d'Israël : une morale d'une pureté absolue, et la conscience que cette morale découle de Hachem. Il montre qu'une morale purement humaine, utilitaire ou conventionnelle, peut justifier les pires crimes, et qu'une morale enracinée dans l'émouna tient dans les cas limites. Il développe enfin la notion d'Ahavat Hinam, l'amour gratuit du peuple, présenté comme le pilier de la renaissance nationale et de l'État d'Israël, et l'exil comme le temps nécessaire pour guérir de la haine gratuite.
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Bon, allons-y. Piskazayim. Chine Dvarim Meirim B'Israël, Muzaveh, la Pashkouf Mem. Chine Dvarim Meirim B'Israël. Amusar… Chine Dvarim Meirim B'Israël. Amusar HaTahor, Bechol Sheifotav, Bechlalut HaOlam, Ba'Adam, Bechol Chay, Bechol Havaya Kula.
Ch'akol novea mehakria b'shem Hachem v'chol orotav ayotsim mimenu. Habayim, berayon, ad shayetzey shem anikhtav v'anikra. Ayotsim bederech toldot, shel kinuyim v'hargashot. Ch'en koulam rotot shel mitziyout elyonah b'roshe Rav Eytan. Roussar belo mekoro, u or penimi, merkezi, shen lo hekef, svivah mekorit, sofol idaldel.
Qui a compris ? Personne.
C'est encourageant. On reprend. C'est ce qu'on peut. On va essayer de traduire.
Donc: Shnei devarim meirim b'Israël. Il y a deux fondements essentiels qui éclairent dans le peuple d'Israël. Quels sont ces deux fondements ? La morale la plus pure, dans toutes ses aspirations, pour tout le monde.
Envers l'homme, ou vers tout ce qui vit, et dans toute l'existence. Ça, c'est le premier fondement. Deuxième fondement: la connaissance, c'est-à-dire le fait de savoir que tout découle, on le voit, de Dieu. C'est-à-dire que la moussar, la morale, sans proximité divine, ce n'est pas une vérité morale.
Et toutes ces lumières de la morale découlent de Lui. Elles apparaissent sous forme de pensée, au début, jusqu'à ce que cela sorte par le nom. Il y a un cours de chansons qui s'écrit et qui se lit. Vous savez ce que ça veut dire, tout ça ? Vous avez compris quelque chose ? On traduit du mot à mot, c'est donc du chinois.
Alors ta situation n'est pas trop mauvaise, c'est seulement la dernière phrase. Alors explique-moi la première phrase.
— Il a dit qu'il y avait deux fondements. Le peuple d'Israël, il y a un Chouk Shira, oui. Il vient nous dire qu'en fait il y a deux fondements essentiels: la morale et la proximité de Dieu, quand l'un découle de l'autre. C'est-à-dire: morale sans émouna, HaKadosh Baroukh Hou.
Le mot émouna est intraduisible. On le traduit malheureusement parfois par le mot « émouna ». En fait, c'est l'adhésion la plus vitale avec le divin. Donc, une morale qui n'est pas liée à la divinité ne tient pas la route. C'est ça que le Rav va expliquer. Regardez. Regardez. Hamoussar, je passe à la quatrième ligne: Hamoussar belo mekoro, ou or penimi. La morale sans sa source. Quelle est la source de la morale ? Qui a diffusé la morale dans ce monde ? Dieu.
À travers la Torah, d'accord ? Quand on prend la morale, il y a plein de gens dans ce monde qui se disent moraux et qui font de leur mieux pour l'être: les maîtres, les humanistes, etc., et qui sont athées. Tu comprends ? Est-il possible d'être véritablement moral sans être lié à Dieu ?
— Merci. Lui il dit oui et toi tu dis non. Ils sont moraux. Et toi, pourquoi tu dis non ?
Ça aussi, c'est une question. Ne pas tuer, ne pas voler, ne pas arnaquer les gens: qu'est-ce qui a rapport avec la morale ? Le bon comportement selon la bonne conscience humaine. C'est une façon de voir la morale. Mais quoi qu'il en soit, c'est le bon comportement.
Tu as raison. Alors, qui va fixer les normes ? Est-ce quelque chose d'aléatoire ou d'absolu ? Est-ce quelque chose d'utilitaire ou d'absolu ? Ou quelque chose d'intéressé ou de désintéressé ? Je te dis que c'est la majorité qui fixe la morale.
Et si tu vis dans une société qui dit que ce qu'il y a de plus moral dans ce monde, c'est de mettre à mort tous les vihars qui, de toute manière, ne servent à rien. C'est moral ? Hein ? C'est exactement à quoi je veux en venir. Est-ce que la morale est une valeur conventionnelle, aléatoire, ou une valeur absolue ? C'est pas évident. C'est pas évident du tout.
Non, pas encore. Non. Je peux te prouver exactement le contraire. Si je te dis, par exemple, qu'il y a des gens qui prétendent qu'il n'y a de toute manière pas assez de nourriture dans ce monde pour tous les êtres humains, donc il vaut mieux un petit peu diluer la quantité pour que tout le monde puisse manger à sa faim, au lieu qu'il y ait finalement trop d'hommes.
Et tout le monde mourra de faim. Donc ça fait du bien d'éliminer quelques millions de temps à autre pour ne pas qu'il y ait une hypertrophie de l'humanité. Tu vois qu'avec des idées saugrenues comme les miennes, on peut arriver à justifier le crime. Et ainsi de suite. C'est exactement le contraire. Tout dépend de ce que tu entends par le mot « moral ».
C'est exactement ce qu'on ne veut pas, nous, le peuple d'Israël. Nous prétendons que la morale est une valeur absolue. C'est exactement là que je veux arriver. La morale, telle qu'elle est conçue aujourd'hui dans l'humanité, déconnectée du divin, aboutit à la pire monstruosité, et s'appuie sur une explication logique, etc. C'est exactement de ça que le Rav parle.
Aucune chance. Aucune chance. Si on veut bien se comporter à la lumière de la Torah, mais on a cette possibilité. Eux non. Eux aussi ont cette possibilité, s'ils veulent bien adhérer à la morale de la Torah.
Qui a dit « au contraire » ? La loi de la jungle, tu as entendu parler ? Je ne parle pas de ce qui se passe dans l'âme humaine, regarde. Faisons le discernement entre la nature humaine, c'est-à-dire l'âme humaine, qui, elle, a été créée à l'image de Dieu, et les conceptions humaines, les philosophies humaines,
qui peuvent être totalement différentes et totalement antagonistes de la nature humaine. Si tu parles de la nature humaine, évidemment, au plus profond de l'être humain est gravée la morale. Reste à savoir s'il est à l'écoute de son âme, ou si son âme est ensevelie sous un tas d'ordures, c'est-à-dire de conceptions erronées, et donc qu'il n'est plus à l'écoute de son âme. Nous, on ne parle pas seulement de l'âme, on parle des conceptions.
Évidemment, parce que l'âme, elle, est divine. Donc si tu vas dans un matérialisme extrémiste, au point d'arriver à un athéisme total, tu n'es plus à l'écoute de ton âme. Ça ne veut pas dire que tu n'as pas d'âme. Ton âme hurle, elle ne t'entend rien. Tu as construit une muraille de béton entre toi et ton âme. Tu n'entends plus rien.
Tu chantes très bien, ce bonhomme, c'est qui ?
Non ? Non ? C'est un petit peu prétentieux. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Ce n'est pas parce que ça paraît prétentieux qu'on ne va pas dire la vérité. Si, par exemple, tu mesures deux mètres et que tu prétends que tu mesures deux mètres, ce n'est pas prétentieux. C'est un fait. Pourquoi c'est différent ? Et qui a dit que la réalité n'est que concrète ? Il n'y a pas de réalité abstraite ? Ton intelligence est concrète ou abstraite ?
Alors elle est inexistante. Donc c'est bien clair qu'au contraire, le réalisme le plus absolu est le réalisme abstrait. Le concret n'est qu'un rayonnement de l'existence réelle, qui est l'existence abstraite. Ça, …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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