Faut-il venir armé à la synagogue à Kippour ?
Le Kohen Gadol entre sans fer, mais la Guemara et la guerre posent la question de l'arme au lieu de prière.
Orot veKelim
Ensuite : « Korban » ne veut pas dire sacrifice — Rav Yoël Benharrouche, 1 h 05
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bienvenue dans Face à l'Actu. Nous sommes le jeudi 17 septembre, à 13h14, en direct des studios d'Orot veKelim à Jérusalem.
— Shalom Rav ! — Shalom !
Semaine intense, semaine extraordinaire, semaine de rebondissements. Je vous fais l'introduction. Ce matin… Un chef ou un responsable du Chabbat a dit aux Israéliens, lundi, à Kippour: venez à la synagogue avec vos armes. Le ministre de la Défense dit que nos avions sont prêts à décoller. Le Pikoud HaOref est en alerte maximum, 53 ans après 1973. Pendant ce temps, le Premier ministre veut retirer la nationalité de ceux qui… On va parler de Nazar, on va parler de… ce n'est pas un documentaire, ce n'est même pas un film, c'est un comique, non, c'est un… bon, c'est déchet.
Et Israël ouvre une ambassade à Rabat. Mazal Tov, on ouvre une ambassade au Maroc.
Kippour, c'est le seul jour de l'année où le Kohen Gadol entre sans or et sans fer. Rav Eytan Fiszon, est-ce qu'Israël est encore capable d'être désarmé ?
— Désarmé ? Désarmé, sans fer. Ce n'est pas de fer, pas d'arme. On ne rentre pas avec des armes au Beit Hamikdash. — Je ne comprenais pas ce que tu voulais dire.
Alors, à Kippour, ce n'est pas le seul moment où le Kohen Gadol rentre sans fer. C'est-à-dire: jamais il n'y a de fer au Beit Hamikdash. Jamais. Il y a le pectoral. Il n'y a pas de fer. Il y a en quoi ? Ça dépend. Il y a de l'or, il y a du cuivre, il y a de l'argent, il y a de la tekhelet, des fils, des machins. Il n'y a pas de fer. Zéro fer dans le Beit Hamikdash.
Pourquoi ? Me dit la Guemara: parce que Barzel, Meqatzer Khayim, ce sont les épées, qui sont là pour ôter la vie. Alors que le Beit Hamikdash, c'est là pour ajouter la vie. Donc il n'y a pas de fer au Beit Hamikdash.
Donc, est-ce qu'on peut être dans un pays de Bisounours ?
Non. Mais au Beit Hamikdash, c'est bisous, bisous, bisous… Nous, non. C'est-à-dire que non, on ne va absolument pas être sans armement et sans être capables de nous défendre. Mais quand on arrive au Beit Hamikdash, c'est un autre choix, frère. C'est autre chose. Concrètement…
On a un ancien responsable du Chabbat qui vient d'être très, très haut placé, et qui connaît le sujet.
— Attends, c'est un ancien responsable ? J'ai un doute. Je vais vérifier. Mettez-le en commentaire. On a dit que tu n'étais pas journaliste. — Oui, mais c'est un haut responsable ou un ancien ? Parce que j'ai vu les deux versions, et je sais… — David Zini, il a dit quoi ? Il a parlé ? — Non, lui, il n'a pas dit. — Ah. Ce n'est pas David Zini. Si c'est un ancien, laisse tomber. — Ok. Non, parce qu'il est plus dans les histoires, il est plus dans les histoires.
Maintenant, que ce soit un nouveau ou un ancien, l'homme est chané.
S'il y a effectivement un risque, parce que les services de renseignement savent que… Eh bien, on vient armé à la synagogue, ceux qui sont armés, bien évidemment ! Bien évidemment. Tu veux que je te dise ? Il y a un… comment dire ? Il y a un kiff d'être à la synagogue sans arme. Moi, je suis armé. Il y a un kiff…
D'aller à la synagogue et de se dire: écoute, moi, c'est mon Kippour. Ça ne veut rien dire, ça ! Je veux être en dehors de… Ça ne veut rien dire ! Il y a un kiff d'être dans la synagogue sans armes. Évidemment, il y a un kiff de ne pas tuer les gens. Il y a un kiff d'être en paix. Il y a un kiff d'être bien. Évidemment, ce n'est même pas la question !
Maintenant, en l'occurrence, depuis le début de la guerre, il y a une mitsva que celui qui a une arme soit avec son arme là où il est. C'est-à-dire, parce que Ve'nichmartem Me'od … Et ça a sauvé des vies depuis le début de la guerre, et ça sauve des vies de manière générale.
Maintenant.
Je peux te dire: il y a quelques semaines, je sortais de la synagogue vendredi soir, et j'avais avec moi un jeune soldat qui sortait à côté de moi, et donc il avait son arme, son arme à or.
— Son M16 ? — Son M16. Enfin, ce n'était pas une arme de poing rangée. Et on sort de la synagogue, on discute un petit peu du bo'tora que j'avais fait pendant la synagogue. Et une dame passe, avec un chien, avec un…
Ah, le chien, il a un sweat. Ah oui, le chien, il a un sweat. Ok, voilà. Tu as compris l'ambiance de la dame. Putain, il fait chaud. Voilà. Il a été toiletté juste avant, il n'avait plus beaucoup de poils, le chien. Bon, bon, bon, on rajoute.
Et c'est une dame qui, manifestement, est plus sur le côté gauche de l'échiquier politique, voire de la gauche, de la table qui est à gauche, de la gauche. Et qu'est-ce qu'elle nous dit ? C'est scandaleux de voir ça, c'est votre faute, tout ça. — De quoi vous parlez, madame ?
Eh bien, on ne doit pas être avec une arme à la synagogue. La synagogue, c'est un endroit de sainteté. Il faut que vous soyez avec une arme, de la mort.
J'ai dit: vous avez tellement raison, madame. À Dieu ne plaise, on n'est pas d'accord… On n'aime pas les armes. Mais malheureusement, il y a des gens qui sont rentrés dans les synagogues ici, le 7 octobre, et qui n'ont pas demandé: « Ah, c'est une synagogue, j'arrête. » Donc on est bien obligés de se protéger. Non, et pas que à Jéricho: il y a eu à Ariel, il y a eu à Merkaz Shalom. Évidemment, pas toutes les synagogues. C'est-à-dire…
Je dis: vous avez raison, c'est un endroit où on aimerait ne pas être armé. Mais il y a une mauvaise surprise. On n'a pas le choix. Je dis: non, vous ne comprenez pas. Ce n'est pas parce que vous amenez les armes que ça crée le truc. Je dis: madame, venez, on ne va pas faire un truc de politique. Vous habitez dans le quartier ? — Oui, dit-elle. — Mais vous habitez à Katamon, madame. C'était un quartier arabe avant 48. Comment vous habitez là ?
Il y a un moment donné où il y a eu une réalité. Il y a une nouvelle réalité qui s'est créée en 1948, et on est très contents de cela. Et il y a des gens qui l'ont respectée, et qui ont compris le bienfait pour l'humanité. Et il y en a d'autres qui pensent qu'en détruisant Israël, c'est ça que ça va aider.
— Nous, on est prêts… Ça va aider à quoi ? — Ça va aider à… revenir comme c'était avant ? — Oui, parce que c'était …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
Dans la même série
Toutes les vidéos de la chaîne, de la plus récente à la plus ancienne.
- 1
Guerre avec l’Iran avant les élections ? - 2
7 octobre, 3 ans après : a-t-on gagné ? - 3
Macron à l'ONU : « L'histoire le jugera » - 4
Faut-il venir armé à la synagogue à Kippour ?Le Kohen Gadol entre sans fer, mais la Guemara et la guerre posent la question de l'arme au lieu de prière. - 5
« Korban » ne veut pas dire sacrifice — Rav Yoël Benharrouche - 6
Ouman ou Jérusalem : où prier à Roch Hachana ? - 7
Élections en Israël : la machine jamais réparée | Maurice Ifergan - 8
Israël : qui va juger le 7 octobre ? - 9
Israël : Netanyahou repasse, le Hamas est à Gaza
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav